Voici les paroles d'une chanson d'Enya, extraite de son album "Memory of Trees", qui m'a immédiatement frappée autant par la mélodie que par les paroles. Il me semble qu'elle est un magnifique chant à la Déesse que l'on peut nous même reprendre pendant certains rituels éventuellement. J'avais vraiment envie de le mettre en ligne, en ce mois de décembre ou de plus en plus nous entrons dans le temps de la nuit, de l'hiver, du sommeil, et aussi du rêve.
Yo; el otoño
Yo; el vespero
He sido un eco
Seré una ola
Seré la luna
He sido todo, soy yo
Yo; el verano
Yo; el ébano
Soy la soñadora
Moi, l'automne
Moi, l'étoile du soir
J'ai été un écho
Traduction française
Je serai une vague
Je serai la lune
J'ai été tout, je suis moi.
Moi, l'été
Moi, l'ébène
Je suis la rêveuse.
Par Hédéra
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Combien de temps faut il à une tour pour s'élever et s'effondrer? Quel est le cycle des années, les mystères des arcanes que le ciel lègue à l'humanité, telle une carte aux glyphes à déchiffrer, un itinéraire qui reste sans cesse à débrousailler? Vent qui porte les relents des âges; charie nos vies comme les feuilles qui s'accrochent fébrilement aux arbres avant de se laisser aller à la nostalgie automnale. Qui ne sait que chaque grain de sable est semblable et singulier, qui ne sait qu'aucune route n'est jamais tracée? Je suis la fileuse des mots, je tisse le labyrinthe souterrain des paroles qui atteignent l'intellect, puis le coeur et enfin l'âme. Je suis Dédale, Ariane et Icare; peut être même le Minotaure, mais nul ne connait son repaire; qui se rappelle encore du chaos créateur et nourricier? Non, l'univers ne serait pas sans le balancement perpétuel d'un ordre fragile et mythique. Qu'allez vous imaginer, je suis l'inspiratrice de la folie, la gardienne de vos existences. Perdus soient les fanatiques de la pensée d'un univers sérieux et réglé, mais prenez mon chemin qui ne mène nulle part ; seule la route est la clé, car il n'y a jamais que d'autres chemins au delà de ceux-ci; pas de vérité, pas de secret; rien qu'un éternel à explorer.
Dansez avec moi sur les débris des planètes et laissez vous porter par le chant des spirales qui serpentent en tout ce qui est. Je suis la fileuse des mots, je tisse le labyrinthe de vos rêves. Je modèle phrase après phrase les contes qui nourriront votre mémoire, et avec amour je plonge mes longs bras dans le terreau de l'esprit pour planter les graines de l'insoumis. Envole toi avec moi, confie moi la fragilité de tes souhaits pour que je la couvre d'or. J'enseigne la liberté à la colombe enfermée, ne vois tu pas qu'aucune porte n'est jamais fermée? Passe alors le porche et viens t'assoir près de moi ; il fait bon se réchauffer au coin des sourires malicieux et complices. Je passerai la main et tes larmes sècheront, je respirerai tes peurs et les dissoudrai dans la limpide fontaine du renouveau. Tu apprendras à dialoguer par delà les sens, lire ce qui ne se voit, entendre l'indicible. Alors suis moi, aux confins du temps, entends ma voix, et trouve moi ...
Par Hédéra
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Mercredi 12 décembre 2007
Où dors tu, Albine en ces jours froids où la neige recouvre la terre de ton cher jardin? Tu ne cours plus parmis les fleurs sauvages Albine,et les arbres dépouillés pleurent ton ombre qui les frôlaient lors de l'été dernier. Ni les iris ni les orchidées ne colorent les mornes bordures de ton Eden, de malheureux buissons tentent vaillamment de couvrir un trou béant dans le mur et désormais bouché.Faille de la liberté, devenue faute originelle;où es tu partie Albine,impétueuse enfant de la forêt, fille de la nature? De tes jeunes années jonchées sur le sol glacé du refuge sublime; ne reste-t-il plus de trace de tes pas légers,quand à tous vents résonnait en rire ta voix claire et cristalline? Voix d'enfant innocente qui découvre la vie,qui découvre le monde,qui découvre les hommes. Fleur des prés,où es tu partie te reposer à la fin de l'été, où t'es tu laissée te fâner? Seul dans le verger dépouillé, un vieux bougre arpente encore les allées, là où plus jamais aucun fruit n'aura de gout sucré.
Mais tu es partie en voyage, intrépide Albine,tu es partie explorer l'humanité. Tu as quitté ta luxuriante contrée pour errer parmi nous pour les années, les siècles après. Tu viens t'insinuer dans nos rêves,nos pensées;tu viens nous porter ton souffle frais,tes espoirs nés au sein d'un Paradis volé. Moi aussi Albine tu es venue me rencontrer.Miroir de vérité, tu as réfléchi ton monde sur le mien;puis je me suis tournée vers mon jardin. Soeurs de par le temps,tu m'as emmenée sur les traces de ton Paradou,tu m'as fait gravir les chemins rocailleux,la terre brulée méridionnale. Tu as souri et tu es partie,comme une brise d'été tu as poursuivi ta quête effrénée. Tu as semé tes rêves et es partie en laissant voleter tes jupons de bohémienne.
Et alors j'ai regardé vers le soleil, un soleil de mai, le soleil fou des années où tout est encore imaginé. J'ai pris le chemin et ai couru par les prés, dans ma propre forêt j'ai pu me réfugier. Puis je me suis bien gardée de dénaturer ce que tu m'as légué. Albine,ton jardin ne mourra jamais. La fleur meurt en automne pour mieux réssuciter, une saison après.
( Inspiré de La Faute de l'Abbé Mouret d'Emile Zola)
Par Hédéra
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Vendredi 21 décembre 2007
Je ne m'intéresse pas à ce genre de choses habituellement, mis ayant vu sur la page d'acceuil du net le nouveau scandale sur la Miss France 2008, il m'est soudain revenu quelque chose. Alors que G. de Fontenay disait qu'elle se battait pour que l'élection des miss France soit digne de la France (ce qui n'était selon elle pas le cas différentes miss qui, ces dernières années, ont posé nues à diverses occasions), je me suis rappelée que justement, l'image de l'élégance à la française était la femme nue, depuis des siècles.
Il fut un temps, au XVIe siècle, où l'une des plus belles femmes, et les mieux placées dans la hiérarchie de la noblesse, Diane de Poitiers, se faisait volontiers à plusieurs reprises peindre nue. Et ce, sans que ça ne choque ou dérange le moins du monde son roi d'amant.
Serions nous au XXIe siècle plus prudes qu'à la Renaissance, en plein royaume Très Chrétien, qui exposait la beauté et l'élégance françaises à travers les grandes aristocrates dénudées?
Par Hédéra
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