Vendredi 27 février 2009

Une sorcière : femme au chapeau pointu dans les légendes, concoctant des potions étranges au dessus de son chaudron fumant, tantôt bonne, tantôt Carabosse. Toujours une féminité étrange, mystérieuse et dangereuse, avec un fumet d'archaïsme et de recettes de bonnes femmes de nos terroirs.

Beaucoup revendiquent encore, dans le cadre du paganisme, une certaine forme de cette sorcière. Néo-baba cool sans avoir, en général, jamais connu ni les années 60, ni les années 70 ; la femme sauvage qu'est la sorcière dans nos esprits erre pieds nu de par les forêts et les landes, dans une harmonie avec la Mère et les se salissant plutôt à la boue qu'au bitume et à la polution des villes.

Oui mais voilà, les chiffres affichent actuellement pour la France un taux voisinnant les 77% de population urbaine. Les sorcières se seraient-elles donc toutes retranchées dans les 23% de ruraux? Voilà qui est peu probable, et qui l'est nettement moins encore quand on connait un peu le visage des paganisants, occultisants et autres wanabee amoureux et protecteurs de la nature, qui ont tous leur pc, leur connexion ADSL et qui échangent régulièrement par le net trucs et astuces pour bien remuer le chaudron et bien savoir enlever les baskets pour mieux courir dans les forêts urbaines ou les parcs de centre ville ... si si, c'est la vraie nature! C'est ce qu'on enseigne aux enfants dans certaines écoles. Aussi discutable que ce genre d'allégations puisse paraître, c'est un fait, pour certains, la nature peut très bien se trouver entre deux pots d'échappement. Ma foi, tant mieux, c'est du CO2 dont se nourrissent les plantes. Comme on les aime, dans les grandes villes! Comme on les nourrit bien! C'est-y pas beau tout ça?

Quoi qu'il en soit, cette réalité est de plus en plus appelée à affecter notre image de la sorcière traditionnelle. Nombreuses sont les méditations, dans la tradition dianique, invitant à entrer en contact avec notre sorcière intérieure afin de la nourrir et de lui permettre de se développer librement, hors des carcans et des préjugés. Après une certaine période où j'étais plus tournée vers la prêtresse en moi, signe des nécessité des temps de dévouement, de sacrifice, et de don de soi, une sorte de balance interne m'indiqua clairement qu'il était temps de revenir à la sorcière, de la réclamer et de me la réapproprier. Ironiquement, c'est Aradia, celle que je condidère comme "sans Histoire" que je choisis comme guide, cette année. Aradia, la sorcière ancienne et terriblement moderne. J'ai relu le premier chapitre de Gospel of Witches de Leland, et tout au long de la lecture, je voyais les gratte-ciels, les voitures, les métros et les trams, et nous tous, les esclaves, les pauvres englués dans les marasmes d'un système économique en crise. Des citadins qui doivent travailler dur souvent pout une maigre pitance, travailler comme des forcenés pour des maîtres, des seigneurs, qui nous mènent au fouet et nous considèrent avec condescendance comme la main d'oeuvre nécessaire, des machines qu'il convient de satisfaire juste assez pour éviter que leur pouvoir ne se trouve mis en danger par de justes rébellions. Aucune image pseudo-médiévalisante ou fantaisiste ne me vint, rien que la très crue réalité, celle que nous expérimentons dans le quotidien, celle que nous voyons à la télé ou que nous lisons dans les journeaux.

Je suis donc passée à cette fameuse méditation, visant à trouver cette sorcière intérieure, faire le point avec elle, pour donner un nouveau souffle, un nouveau départ. Et ma sorcière n'était pas penchée sur un chaudron, ma sorcière n'était pas nue dans la nature. Ma socière était une business woman dans un bureau de centre d'affaires. Une femme de pouvoir, qui a trimé pour en arriver là, qui a dû prouver sa valeur dans un monde d'hommes pétris encore de préjugés, malgré les années passées depuis la libération de la femme. Une business witch en veste et chemise, avec pantalon noir, comme toute bonne femme d'affaires. Elle avait gagné son pouvoir dans ce monde il n'y a pas si longtemps encore réservé aux hommes, et pourtant, elle semblait enfermée dans ce bureau qui aurait étouffé le premier claustrophobe venu. Tout était artificiel, l'atmosphère était dénuée de tut sentiment, c'était juste un vrai bureau impersonnel asceptisé, qui plus est, un bureau "open space". L'endroit idéal où se déssécher. Ainsi, c'était donc cela, notre victoire? Notre droit de nous assécher dans un monde de requins et d'y participer pleinement, transformant les femmes en créatures pires parfois que les modèles masculins eux-mêmes?

Mais non, en fait, bien qu'à l'étroit, ma sorcière avait, au coin des lèvres, un petit sourire malicieux. Elle cachait un bras derrière son dos, et de ses pieds s'enfonçaient dans le sol bétonné des racines capables de trouver le chemin jusqu'à la terre noire nourricière. Que cachait donc ma sorcière moderne? Il fut évident qu'elle cachait là son réel pouvoir, celui qu'elle ne peut encore se permettre de révéler à la face d'un tel monde dont elle a accepté les règles pour réussir. Ses armes sont des signes, des mots de pouvoir, un regard, des connaissances cachées derrière ce sourire mutin, son contact inchangé à la terre où qu'elle soit. Plus encore, ce contact avec les forces urbaines qui existent au même titre que celles que l'on trouve dans la campagne, le contact des champs électriques, des vibrations, des connexions. Tout ce que l'on doit connaître et contrôler si l'on ne veut pas en être la victime. Tout ce que l'on peut apprendre à aimer aussi, tout comme on se prend d'affection pour le vilain petit canard qui semble inutile et laid. Plus que jamais, elle est sorcière et mène son dur combat pour la liberté. Pour la liberté d'exister dans un système qu'elle n'a pas choisit mais qu'elle refuse de subir, qu'elle refuse tout autant de fuir. La sorcière est de ce monde, mais d'un monde imaginé qui n'exista jamais et n'existera jamais. La sorcière agit dans l'ici et maintenant. Elle prend ce qu'on veut bien lui tendre pour chercher le moyen de le transformer en or. Et si on ne lui tend pas, elle réclame. Et si malgré tout, on ne lui donne pas?... Eh bien baste! La sorcière prend. Depuis quand Aradia demande-t-elle l'autorisation?

La sorcière ne pourra jamais être que moderne.
Par Hédéra - Publié dans : Wicca et compagnie
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Jeudi 15 janvier 2009

Voilà des mois que je voulais faire cet article, concernant une expérience essentielle que j'ai faite au début du mois de juillet. L'ampleur de ce vécu était tel, qu'une sorte de pudeur sacrée m'empêcha jusqu'ici d'en écrire quoi que ce soit, tant il me semblait qu'aucun mot ne pourrait rendre compte de ce qui arriva ce jour là.

Il arrive que nous vivions des choses fondamentales et dont on ne se rend compte que par la suite. Dans ce cas, aux instants mêmes, je savais que ce serait capital, que je laissais quelque chose derrière moi et que l'après serait différent. Comme si j'étais arrivée à la croisée d'une route fondamentale, et que je m'arrêtais pour contempler, contempler tout ce qu'il y avait avant, tout ce qu'il y aurait après, mais surtout, contempler l'instant crutial, la charnière.

C'était un dimanche matin, un dimanche pas comme les autres, puisque c'était durant mes oraux du CAPES à Châlons-en Champagne, mon deuxième jour d'oral sur les trois jours à subir. J'avais très mal vécu ma période de préparation à ces oraux, j'avais plus mal vécu encore ce voyage à Châlons. Pour ceux qui ont suivi ce blog à ce moment là, ils savent où je me trouvais, et ils savent aussi que j'avais à faire face à une crise identitaire, une sorte syndrôme de l' "entre-deux vies". Mes révisions étaient rudes, accompagnées d'angoisse de mon devenir, d'angoisse de ce voyage, de la conscience que je venais jouer mon année et mon avenir. Dans ma vie personnelle, j'avais aussi des épreuves, une traversée du désert inattendue, une solitude qui était et n'aurait pas dû être. Je me souviens du jour où je suis partie en train, dans les tourments de la SNCF, une fois de plus sens dessus dessous. J'étais assise sur mon fauteuil, contre un rideau, et je pleurais aussi silencieusement que possible toute ma peur et toute ma peine. Je pleurais de me sentir si dénuée, si seule à un rare moment où j'aurais pourtant tellement eu besoin d'être entourée, accompagnée ... Et un à un, j'avais l'impression de laisser chacun de mes vêtements derrière moi, de me dépouiller de tout ce qui pouvait me protéger. J'ai laissé aller, j'ai laché prise, sans plus me battre. A quoi bon, il fallait que ce qui doive être, soit.

Une fois à Châlons, chacun de mes oraux se déroulait très tôt, à 7 heure du matin, ce qui me faisait sortir vers 9 heure. Ca passait pour le samedi, seulement, Châlons étant vraiment le bout du bout du monde de la France du vide, il n'y avait aucun transport en commun pour me ramener à mon hôtel qui était à 2 km du lieu d'examen. Or, je devais me rendre en début d'après midi à l'IUFM de Châlons pour visiter la bibliothèque où je passerais pour la dernière épreuve du lendemain. J'avais quelques heures à tuer dehors, et il ne faisait ni beau, ni chaud. Je serais bien allée au cinéma qu'on nous avait conseillé pour nous détendre, mais même lui avait définitivement fermé les portes (c'est pour dire qu'il n'y a vraiment rien dans cette ville ...). J'ai donc marché pour visiter ce qui pouvait l'être. J'ai alors décidé de visiter la collégiale Ste Marie-en-Vaux, inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Une messe était alors célébrée. Je suis allée m'asseoir au fond, j'ai un peu écouté, et j'en profitais pour regarder autour l'architecture, les vitraux. J'ai reconnu d'autres candidats, venus peut être trouver du réconfort dans la religion. Je n'étais cependant pas à ma place, dans ce centre de l'église. J'ai quitté ma chaise, et ai continué la visite discrètement en marchant.

Et puis, tout au bout de l'église, non loin du choeur, sur le côté droit, j'y ai vu une statue de Marie. Elle n'avait rien d'exceptionnel, cette statue. Une statue typique de l'apparition de Lourdes. Il y avait une chaise où l'on pouvait s'asseoir, ou s'agenouiller pour la prière. Je m'y suis installée, sentant que de toute l'église, ma place était bien ici. J'ai regardé la statue, intensément. Il s'est passé une communion telle qu'on ne peut la qualifier que d'indicible, impossible à retranscrire. Peut être de celle que les grandes saintes mystiques eurent jadis, dans une sorte d'extase bienheureuse. Je me suis vue nue, avec tous les vêtements que j'avais laissé derrière, devant cette Maris/Isis qui ouvrait ses bras d'amour, de compassion et de compréhension. Je savais que je vivais un tournant dans ma vie, rien n'aurait pu m'ôter cette certitude. J'avais marché si longtemps, en me dépouillant de tout, comme Ishtar, pour arriver dans cette église, devant Elle. Et tandis que le prêtre officiait, je savais que j'étais prêtresse en cette chapelle, si forte dans les épreuves que j'avais traversé, que je traverserais encore. Le temps de ce temps, je savais que j'étais à ma juste place, au juste moment. Et que tout irait comme Elle le souhaitait, comme Elle l'avait souhaitait et le souhaiterait. Et qu'Elle me bénissait.

Ces instants restent invariablement gravés dans ma mémoire, me soutiennent dans mes peines, me reviennent régulièrement. Ils ne me quittent pas. Je reste ébahie devant la force de quelques minutes, à priori insignifiantes dans le cours d'une vie, où rien ne semble se passer vu de l'extérieur. Et pourtant ... Et à chaque fois que ma force chancelle, je me raccroche à ces instants. Et je me rappelle que tout est bien, que tout est tel que cela doit être.
Par Hédéra - Publié dans : Wicca et compagnie
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Mercredi 24 décembre 2008



Je me souviens que, de son vivant, Shekhinah Mountainwater oeuvrait auprès de ses disciples afin que la traditionnelle fête du Noël chrétien, aux 24 et 25 décembre, disparaisse au profit de Yule, pour le solstice d'hiver. Je crois savoir aussi que c'est là l'opinion de beaucoup de païen(ne)s, prêtre(sse)s et autres sorcier(re)s engagés dans la reconnaissance de ces divers courants spirituels gravitant autour d'un certain retour à des croyances ancestrales et à un mode de vie plus proche de la nature. Bref, tout ce qui se présente actuellement sous la vaste étiquette de "païen".

Il n'en va pas de même pour moi, qui suis très attachée à cette fête de famille. En effet, faudrait-il les festivités et les retrouvailles familiales à quelque croyances personnelles? Faudrait-il ainsi risquer de peiner ses proches au nom de sa foi, en une époque qui signifie pourtant la réunion avec ceux qu'on aime afin de fêter la fin d'une année et le commencement d'une nouvelle? Ah oui, là je parle de nouvel an. Pas tant que cela, puisque ces fameuses festivités de solstice d'hiver s'étaient, à l'origine, du 20/21 décembre au premier janvier, et plus encore, les Suédois commencent les festivités à la Ste Lucie le 13 décembre, et officiellement, la fête des Rois Mages, une semaine après la nouvelle année, demeure un reste de fin officielle d'anciennes festivités païennes relatives à la nouvelle année, et au retour du soleil.

Ainsi donc, pourquoi rejeter Noël, qui pour certains est fête de la naissance de Mithra, qui plus est? Aucune conviction religieuse ou spirituelle ne me ferait dédaigner le plaisir que j'ai à passer du temps en famille, puis à les accompagner à la traditionnelle messe de Minuit, après le repas. Je n'y ai jamais coupé, et je n'ai jamais cherché à y échapper. Parce que, la messe de Minuit, c'est aussi Noël. C'est mes souvenirs d'enfance, qui sont tout aussi sacrés pour moi qur tous les rituels à la Déesse.

Pourquoi donc s'entredéchirer entre religions, alors que nous fêtons tous la même chose, à quelques jours près parfois? J'ai tendance à préférer la version maximaliste des choses, et ça ne me dérange pas de fêter près de deux semaines de Yule.

 

Alors Joyeux Noël à tous, festoyez bien, accompagnez vos familles à la messe de minuit en profitant de la joie ambiante, jouez au Père Noël natif de Coca Cola pour les enfants et surtout, ne culpabilisez pas. C'est beau, le syncrétisme de Noël. Il faut bien ça pour réunir tout le monde et mettre à peu près tout le monde d'accord. Ca doit être ça, la fameuse magie de Noël.

Par Hédéra - Publié dans : Wicca et compagnie
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Vendredi 19 décembre 2008



Et enfin, Yule s'en vient. Et les vacances avec, bénies soient elles! Le rituel est fin prêt, les cadeaux pour un peu tout le monde achetés, les biscuits traditionnels de Noël dans le four (après avoir lamentablement échoué à réaliser un pain d'épices correct, mais il faudra bien m'y réessayer tout de même!), la couronne de l'Avent presque entièrement allumée, en attendant la dernière bougie. Le sapin est fait, l'appartement décoré, mais encore tellement bazardeux! Il faudra faire de l'ordre avant le rituel de Yule.

 

Dans ce nouveau rythme de tout faire tout de suite et en même temps, en fait, les choses s'étirent souvent en longueur tout en passant si rapidement. Je me rends compte que nous sommes aujourd'hui le 19, il me semble être encore le 1er décembre. Où ont donc filé tous ces jours d'heureuses préparations, quoique certaines viraient parfois au désastre? Ce mois finira si rapidement, je le regrette presque déjà. Car Yule, finalement, c'est beaucoup tout ce qu'il y a avant et si peu de ce qu'il y a pendant (même si ça tient une place de choix!).

Ruth Barrett conseille comme activité de Yule de ralentir, d'arrêter, prendre le temps de se reposer et de rêver. Comment faire lorsque, de par nos obligations professionnelles et de par les nécessités mêmes de la fête, nous nous retrouvons obligés de courrir partout sans arrêt? Heureusement, au moins la moitié pour moi s'achève ce soir, et je pourrai enfin prendre le temps de me fondre dans l'esprit de Yule. Sans neige cette année, et avec de la pluie. Il y a comme une atmosphère étrange cette année. Mais une fois la nuit tombée, et les lumières des bougies allumées, nul doute que la Déesse de Yule sera présente.

En attendant ces heureuses festivités qui doivent durer au moins une semaine ou plus jusqu'à la nouvelle année, je vous souhaite bien de la joie et du bonheur avec les vôtres.

" Paix infinie de la neige qui tombe

Paix infinie du temps des songes

Paix infinie du calme de la Terre

Paix infinie des Etoiles dans le ciel."

Par Hédéra - Publié dans : Wicca et compagnie
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Jeudi 9 octobre 2008


La (du moins une parmi bien d'autres) Pomme de la Discorde du monde ésotérique (et informatique) ... (mouhahaha, Eris est partout!)



Voici un texte de Dion Fortune, tiré de La  Cabale Mystique, que je souhaitais depuis longtemps publier. Et bien que je ne pense pas tout entièrement de la même manière (notamment les arguments de types raciaux, alors fort en vogue dans les milieux scientifiques et qui n'étaient pas que l'apanage des Nazis et autres fascistes), cela étant aussi du fait des dizaines d'années qui ont passé depuis l'écriture de cet ouvrage, il y a de l'essentiel qui mérite d'être publié et être lu de manière large. Cela ne répond que trop à ceux qui, dans une mysticite aigüe, croient que la Voie unique est de se couper du monde, de la modernité, de la technologie, des avancées scientifiques et techniques, pour attendre la si fameuse "évolution".



" Pour qu'un système de développement spirituel soit applicable en Occident, il doit satisfaire à des conditions très précises. D'abord sa technique élémentaire directe doit être telle qu'elle soit facilement comprise par des esprits qui n'ont eux rien de mystique. En second lieu, les forces auxquelles il fait appel pour stimuler le développement des plus hauts aspects de conscience doivent être assez concentrées et puissantes pour pénétrer les véhicules relativement denses de l'occidental ordinaire, sur lequel les subtiles vibrations n'ont aucun effet. Troisièmement, comme peu d'Européens, qui suivent le karma de leur race, ou le développement matériel, n'ont l'opportunité ou l'envie de mener l'existence de reclus, les forces employées doivent être de telle sorte qu'elles puissent être disponibles pendant les fort brèves périodes que l'homme et la femme modernes peuvent distraire, au début du Sentier, de leurs occupations quotidiennes, pour se livrer à d'autres efforts. En d'autres termes, elles doivent pouvoir être rapidement concentrées et aussi rapidement dispersées, car il est impossible de maintenir de telles hautes tensions psychiques en menant l'existence épuisante d'un citoyen d'une cité d'Europe. L'expérience prouve avec une régularité infaillible que les méthodes de développement psychiques qui peuvent être efficaces et satisfaisantes pour qui vit dans la réclusion produisent des effets de neurasthénie et d'abattement chez ceux qui doivent endurer en même temps la pression de l'existence moderne.

Tant pis pour l'existence moderne! peuvent dire quelques-uns, qui tirent argument de cet indéniable fait pour nous exhorter à changer nos manières occidentales de vivre. Loin de moi l'idée de prétendre que notre civilisation est parfaite, ou que la sagesse naquit et mourra avec nous, mais il m'apparaît que si notre karma (ou destin) nous a fait incarner dans un corps d'un certain type, d'un certain tempérament racial, on peut en conclure que c'est l'expérience et la discipline que les Seigneurs du Karma estiment les meilleures pour nous, pendant l'incarnation actuelle, et que nous n'avancerons en rien les progrès de notre évolution en cherchant à nous y soustraire. J'ai vu tant de tentatives de soi-disant développement spirituel qui consistaient à fuir les problèmes de la vie, que je me défie de tout système qui implique la séparation d'avec l'âme groupe racial. Je ne suis pas impressionnée d'avantage par une vocation plus ou moins sublime qui se btraduit par des bizarreries de vêtement, et par la manière de couper ou de ne pas couper ses cheveux. La vraie spiritualité fuit toute espèce de réclame. "


Tiré de La Cabale Mystique, éditions Adyar, traduit de l'anglais par Gabriel Trarieux d'Egmont.


Qui de nous n'a jamais rencontré de ces quêteurs d'illumination qui ne jurent que par la fuite des problèmes de la vie et osent en plus nous accuser de nous vautrer dans cette horrible civilisation moderne matérialiste. Pire encore, de se rendre coupable d'y coopérer!
Alors qu'en effet, on peut facilement penser, non pas selon la race, mais selon là où on est né, qu'on y a un chemin à suivre dans la civilisation de laquelle nous sommes natifs, et ce, en tenant compte du mode de vie qui va avec. Ou de l'un de ceux que l'on a le choix d'adopter, en notre époque om nous avons plus de choix possibles qu'à celle de Dion Fortune.

Par Hédéra - Publié dans : Wicca et compagnie
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