Dans les contrées Grecques, la Lune était souvent connue simplement comme La Déesse et beaucoup de gens adressaient des prières pour obtenir ce qu’ils désiraient face au reflet frais de Sa
lumière. Comme les Grecs, de nombreuses cultures Occidentales ont associé ce luminaire à la Déesse, mais ceci est loin d’être universel. D’autres cultures ont adoré des Déesses solaires et des
Dieux lunaires. Dans le cas de l’ancienne Egypte, la situation était encore plus complexe. Il y a un certain nombre de Dieux Egyptiens qui sont connectés à la Lune tandis que des Déesses comme
des Dieux étaient associés au Soleil. Rè est la plus importante de ces divinités solaires. Parmi les Dieux Lunaires, I’ah, Thoth, Khonsu, et même Osiris, étaient prédominants. Isis Elle-même
était plus souvent reconnue comme l’étoile Sirius ou parmi la compagnie brillante du Dieu Soleil, plutôt qu’associée à la Lune : « Ce qui existe vit lorsqu’elle brille ».
(Chassinat, Dendara, II, 189, 13, cité dans Griffiths, The Isis Book, 164.). On trouve la Rè Féminine
parmi ses épithètes, associant fermement Isis au Soleil plutôt qu’à la Lune.
C’est seulement lorsqu’Elle commença à être vénérée par les Grecs que des attributs lunaires lui furent appliqués. Ironiquement, ce fut manifestement un prêtre Egyptien, écrivant en Grec pour des Grecs, qui lança la tendance. Manetho, le prêtre du troisième siècle avant J.C. et chroniqueur des rois d’Egypte, semble avoir été le premier à associer Isis avec la Lune. (Griffiths, Plutarch’s De Iside et Osiride, 314.). Diodore de Sicile consigne aussi que les Egyptiens considéraient Isis comme la Lune et Osiris comme le Soleil.
La tradition d’une Isis lunaire était fermement établie du temps de Plutarque, qui écrivait au second siècle avant J.C.
… il y a ceux qui déclarent qu’Isis n’est autre que la lune [Séléné] ; pour cette raison, on dit que les statues d’Isis qui portent des cornes sont des imitations du croissant de lune et que dans ses ornements sombres sont montrées les choses cachées et obscurcies dans lesquelles elle poursuit avec ferveur le soleil [Helios] . (Plutarque, De Iside et Osiride, sec.52)
Tandis que le temps passa, Isis gagna progressivement un culte en tant que Déesse de la Lune et le symbolisme lunaire commença à se montrer avec consistance dans son iconographie. Une peinture murale trouvée dans une chapelle Isiaque de Pompéi inclut une représentation de l’un des contenants sacrés portés dans les processions d’Isis. Il est décoré de deux bâtons croisés et un croissant de Lune. (George Boyce, Pompeian Lararia, cité dans Griffiths, The Isis Book, 223). Une mosaïque d’Antioche du troisième siècle après J.C. montre Isis (ou Sa prêtresse) portant une écharpe décorée de lunes et d’étoiles. Un monument funéraire d’une prêtresse d’Isis nommée Galatea, datant deuxième siècle après J.C. , la montre portant une étole avec deux croissants de lune et une étoile entre eux. ( Griffiths, The Book of Isis, 130)
Texte tiré de Isis Magic, de M. Isidora Forrest
Traduit par Hédéra.
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Derniers Commentaires