Jeudi 26 juin 2008

Récemment, j'ai dû échauder un peu une personne qui était aimablement venue me demander plus de précisions au sujet su rituel de Lughnasadh que le coven du Paradigme de la Sphinge organise dans le sud de la France. En dehors du fait que ça fait la énième fois que je suis contrainte de répondre qu'il y a déjà beaucoup d'informations sur le site internet et que, si cette personne veut vraiment plus de précisions, il faut poser des questions précises, elle a dûe se retrouver fort surprise en lisant que nous n'organisions aucun rituel de Lughnasadh.

Pourtant, il est vrai, nous faisons bien quelque chose le 2 aout. Mais ce n'est, et ne sera jamais un Lughnasadh. Comme la plupart d'entre nous le savent, cette fête a un autre nom "officiel", qui est Lammas, et signifie vaguement "récoltes". Et donc, si nous n'organisons pas de Lughnasadh, nous serons ravis d'accueillir toute personne souhaitant se joindre à nous pour notre Lammas. Mais pourquoi donc une telle attitude tatillonne sur le nom de cette fête dans notre secte (si ça se trouve, en disant ça, certains prendont ça au sérieux et je me verrai figurer dans le prochain rapport anti-secte ...)?

Rappelons tout de même que nous sommes une tradition originaire de la Wicca Dianique, et que la Wicca Dianique, par définition, n'honore que la Déesse. Ou pour être plus précise, plutôt, elle ne fonctionne pas sur un mode duothéiste, et la Déesse porte en Elle autant des attributs traditionnellement masculins que féminins. La Déesse est le Grand Tout, d'où tout vient et tout retourne. Donc, sachant que Lughnasadh, comme le nom l'indique, est la fête de Lugh, un dieu solaire celtique, il est totalement exclu que nous célébrions une fête du nom d'une divinité que nous n'honorons pas. Ce serait soit pécher par ignorence, soit par bêtise, que de fêter "Lughnasadh".

Par ailleurs, pour des histoires un peu complexes que je n'irai pas exposer ici, Lugh est quelque peu personna non gratta parmi nous. Par extension, il représente la figure solaire patriarcale par excellence, qui, à l'image de Zeus, polarise sur lui des pouvoirs souvent abusifs. Les mythes, qui le représentent comme polytechnicien, le rapprochent également d'Apollon. Si lointain de Dionysos ... Et si lointain du sens de cette fête, célébrant les fruits récoltés depuis le solstice. Décidément, Lammas est le nom le plus proche de sa manifestation actuelle de temps de rassemblement et de partage des fruits du coeur de l'été.

 

Par Hédéra - Publié dans : Wicca et compagnie
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Jeudi 19 juin 2008



C'est amusant que j'aie eu ce commentaire patent de non-compréhension du but initial au sujet du rituel pour maigrir. J'ai justement l'intention de revenir à présent sur le fait de maigrir, ou du moins de ne pas prendre de poids, avec la question du chocolat.

Comme beaucoup de femmes (semble-t-il), je suis complètement accro au chocolat d'autant que je ne fume pas, et ne bois pas une tonne de café (c'est bien le matin ou à 17h de temps en temps pour faire une pause, ou me sociabiliser, mais ça s'arrête là). J'en suis d'autant plus dépendante en cette période de stress intense, de préparation marathonienne aux oraux et de dépenses énergétiques assez éprouvantes. Ne me contentant plus de gateaux tous prêts, de yaourts achetés (même allégés), de Kinders, de Nutella ou de tablettes de chocolat, je suis passée au stade supérieur : celui de l'activité saine et constructive de la cuisine au chocolat. Cake au chocolat, brownies, mousse au chocolat :tout y est passé.

Or, voilà que je tombe par hasard sur le net sur une recette dite "weight watchers" de gâteau au chocolat. Comme c'est estampillé "léger" et "chocolat", ça retient donc mon attention (il serait plus juste de dire que j'ai tendance à me jeter dessus à la lecture de ces deux mots magiques). En fait, cette recette est vraiment magique et mérite absolument d'être transmise ici à toutes les femmes qui se désespèrent de ne pas arriver à décrocher de leur drogue favorite. Car une fois qu'on y a gouté, il semblerait qu'on obtienne immédiatement le don de modération et la cessation immédiate de la volonté de se goinfrer de chocolat. Non, vraiment, il m'a suffit d'une bouchée pour que, pour la première fois, je boude quelque chose qui soit à la fois au chocolat et préparé avec amour (par moi-même pour moi-même).

Donc mesdames, l'été est dans deux jours. Vous angoissez car vous ne décrochez plus du chocolat, voilà LA solution :

Préchauffez votre four th.4 (150°)
Mélangez 2 oeufs, 2 cuillers à café de miel, 10g de farine, 10g de maïzena, 1 sachet de levure chimique, et 4 cuillers à café de cacao non sucré.
Ajoutez 100g de fromage blanc à 0%, mélangez de nouveau.
Versez le mélange dans un petit moule à gâteau et faites cuire entre 20 et 25 minutes.


Tadam! Attendez que ça refroidisse, ou au moins que ça tiédisse pour les plus accro. Dégustez ensuite.

Ce fut radical pour moi. Mon esprit sentit comme un changement instantané, il lui vint à l'idée que le chocolat n'était peut être pas si indispensable tout compte fait, et que j'avais des tas d'autres choses à faire que continuer à manger.

Pour une réussite maximale de l'expérience, débarassez vous de toute autre trace de chocolat chez vous, arrangez vous pour n'avoir sous la main que ce gâteau. Non seulement, vous n'en abuserez pas, mais vous devriez réévaluer l'importance -toute relative- que le chocolat a dans votre vie (à moins que ça ne vous donne envie de foncer au supermarché vous racheter de bonnes tablettes de chocolat).

Alors qu'est ce qu'on dit? Merci Weight Watchers! Pas étonnant après ça qu'on maigrisse!

Par Hédéra - Publié dans : Capharnaüm discordien
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Lundi 16 juin 2008
Toutes celles et ceux qui étaient ados en 1997 (et ceux qui ne l'étaient plus aussi, après tout) se souviennent surement du nu mythique de Kate Winslet dans le film du Titanic. Pourtant, ce genre d'exercice artistique m'évique autre chose : le fusain d'une femme nue, datant à peu près de l'époque du Titanic, mais en vrai cette fois, accroché à côté du lit de mes vénérables arrières grands parents, dans la maison familiale du sud de la France. C'est que mon grand père fut toute sa vie amateur de belles femmes. Outre le fait que la modèle représentée était vraiment une belle jeune femme, la seule chose que j'aie jamais pensé est que si j'avais été mon arrière grand mère, je n'aurais jamais accepté que la concurrence entre jusque dans ma chambre à coucher, d'autant dans les années où je n'aurais plus été aussi fraiche que ce dessin de femme éternellement jeune et belle.

C'est avec cette idée en arrière plan que je me suis rendue aujourd'hui dans une école supérieur d'arts de Strasbourg, où j'avais été "embauchée" pour poser en nu académique afin que les étudiants puissent s'entrainer au nu féminin. Comme à chaque fois qu'on pose, c'est très sportif. Il faut tenir dans le froid des poses scabreuses longtemps, où on finit au moins une fois sur deux avec des courbatures et des fourmies dans les jambes ou les bras. Sans parler du pire moment : celui où on apparait entièrement nu face à cette petite dizaine de paires d'yeux sans cesse braqué sur soi.

Mais il y a de la satisfaction à être un bel objet, une belle statue vivante. Pas de ces objets sexuels de nos jours, ces objets pornographiques. Non, être une belle statue ancienne dénudée, une muse du 19e siècle, un objet d'Art. Je trouve qu'il y a un grand romantisme là dedans. Et aucun regard pervers ; au contraire, de la reconnaissance, des discutions qui s'en suivent sur les sensations d'une telle expérience, et le plaisir infiniment narcissique de se voir dessinée des dizaines de fois. De voir qu'on est représentée de manière très flatteuse. Et de repenser au fusain de la chambre de mes arrières grands parents.

C'est dommage que je n'ai pas pu demander d'emporter avec moi quelques uns de leurs dessins. Je n'aurais vu aucune mauvaise concurrence qu'à mes 80 ans, mon corps jeune demeure face au lit conjugal, figé dans une perfection artistique.
Par Hédéra - Publié dans : Marasmes et éclats d'esprit
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Mercredi 11 juin 2008

Aphrodite

(Solstice d’Eté)

Traduit d'Ariadne's Thread, de Shekhinah Mountainwater par Hyouden et Hédéra

… Et Elle danse et tourne vers l’été
au rythme du battement de Sa passion …

 

Ce jour sacré honore les mystères et les passions d'Aphrodite, la Déesse de l'Amour. La déesse est née et a grandi jusqu'à devenir adulte, et à présent, elle rencontre son Amant Divin. Elle subit la mort et la renaissance de l'être qui arrive lorsque l'on se fond dans autrui. Elle est fécondée et rendue fertile de créations futures, qu'elles soient de chair ou d'esprit, humaines ou divines, politiques, pratiques, artistiques ou sociales. Cette fertilisation peut être vu comme faite soi-même, induite par la communauté, ou créée mutuellement par les Amants. Son amant peut être une femme, un homme, elle-même, son travail ou la Déesse. Des couples qui s'aiment ou des groupes peuvent souhaiter recevoir des bénécictions particulières ce jour là. C'est un moment d'extase et d'abandon.

Tout comme les courants sexuels de nos corps montent et redescendent, il en va de même pour les plus grands courants d'énergies magnétiques de la vie, causés par le jeu mutuel des ténèbres et de la lumière. Nous aligner avec ces vagues énergétiques - sexuelles, lunaires, terrestres, solaires, magnétiques, etc ... - c'est tout ce qui concerne ce rituel. De nombreuses cultures et mythologies reconnaissent la poussée et les renversements magnétiques de ces vagues d'énergies. Elles deviennent des divinités personalisées, et sont souvent vues commes des amants. Il est connu que les plantes sont littéralement excitées par la présence d'amants dans leur voisinage, et que cela stimule leur croissance. Les rituels de nature orgiaque étaient répandus dans le monde ancien, pratiqués pour leur capacité à fertiliser ou à amplifier ce procédé dans la nature.

Comme nous sommes au XXe siècle et que nous sommes le produit de notre époque, je n'ai pas conçu de rituel qui inclue ouvertement l'acte sexuel. De nombreuses personnes ne sont pas prêtes pour cela et personne ne devrait se sentir poussé à cela, bien que cela soit une question de discrétion dans des groupes individuels. la chose la plus importante est d'accepter et affirmer Aphrodite dans nos vies.

Lorsque le model hétérosexuel d'amour sexuel et de reproduction devint dominant, les amants divins, masculin et féminin, connurent une ascention dans la mythologie et la religion. Dans la croyance druidique, la déesse reçoit son consort divin à certains moments de l'année. Des prêtres et prêtresses consacrés font l'amour dans les sillons des champs comme un sacrement rituel pour la perpétuation de la vie. De nombreux anciens mariages royaux étaient consommés publiquement afin que le mot puisse passer que la vie était symboliquement assurée à travers le mystère de leur union. Parmis les Celtes, un poète parachevait souvent sa grandeur à travers sa passion pour la Déesse-Muse dans la forme d'une femme humaine.

A présent que nous connaissons la parthénogénèse, nous pouvons envisager un univers plus varié. Les vagues extatiques de la passion peuvent être comprises en elles-mêmes comme une force de vie mystérieuse et miraculeuse. Ces vagues sont la kundalini ou shakti en mouvement. Elles sont éveillées à travers le magnétisme chimique et spirituel entre les êtres. Lorsqu'elles s'écoulent puissamment, il en résulte une union des forces qui donne naissance à quelque chose à quelqu'un de nouveau. Aphrodite est un nom mythopoétique pour ce processus primordial et naturel. Elle apparaît entre les femmes, les hommes, les hommes et les femmes, vieux et jeunes, riches et pauvres de la même manière. Aphrodite est l'une des forces les plus puissantes dans nos vies. L'amour passionné entre les gens engendre de grandes créations, des idées, des révolutions, des bébés, des poèmes, et des causes.

Cela devient significatif dans notre siècle éclairé de re-mythologiser les points passionnés magnétiques qui culminent dans l'année, et donc, tout arrangement de genre est possible et sacré. Commes les mystères des femmes aimant les femmes ont été enterrés depuis très longtemps, et la pratique des mystères féminins avec eux, j'ai choisi de créer un rituel qui célèbre cela en particulier, car c'est là que le besoin est le plus grand. Ma théorie est qu'en réinstaurant ces pratiques, nous restaurerons l'équilibre et la bonne santé à la planète.

Quelle que soit votre préférence sexuelle, aimer les femmes est crucial à la magie, et à la libération. Il existe de nombreuses manières d'aimer une femme, pas seulement de manière sexuelle. Nous pouvons partager ensemble, à travers des échantes intellectuels, à travers du travail en commun, en changeant le monde ensemble, en faisant de la magie, en étant soeurs. Nous devons travailler à défaire la programmation qui fit de nous des adversaires, et trouver tout ce qu'il est possible d'aimer dans les femmes. Les amitiés entre femmes, les femmes qui travaillent ensemble, en partenariats, et la myriade de formes de partage humain... tous sont des manières de s'aimer l'une l'autre. Voir la déesse dans les femmes, la beauté, la sagesse, la bonté et la force, est un autre moyen. Poursuivre cet amour jusqu'à une expression ultime de passion sexuelle est une option ouverte à celles qui la choisissent, et qui peut être regardée comme valide par celles qui ne la choisissent pas.

Ce rituel, par ailleurs, est pour les femmes de toute préférence sexuelle, mais qui soutiennent toutes l'amour féminin, qui le pratique dans une certaine forme, ou souhaitent le faire.

La passion sexuelle est une force sauvage de la nature qui a ses propres rythmes et lois. Les tentatives d'enfermer Aphrodite ou de forcer des amants à engager des extases magiques n'auront comme résultats que Son départ. C'est pourquoi, dans ce rituel, nous célébrons aussi l'esprit sauvage et libre d'Aphrodite, ou la capacité qu'a une femme à se consummer dans Ses flammes, et pourtant conserver sa virginité ou son identité propre.

Retrouvez vous à l'extérieur, de préférence au bord de l'océan, le lieu de la naissance légendaire d'Aphrodite. Ornez l'autel de roses de toutes les couleurs. Brûlez de l'encens de rose, oignez vous de senteur de rose. Ayez un bol d'eau de rose consacrée sur l'autel. Apportez des bougies rouges pour la passion, dans des photophores rouges pour les protéger du vent, et des guirlandes de roses pour tout le monde. Portez des vêtements avec lesquels vous vous sentez au summum de votre beauté. (Placez aussi un bol de vin rouge avec des roses et des fraises flottant à l'intérieur.)

Creusez un trou pour le feu au centre de l'endroit du cercle rituel en creusant dans le sable et en l'entourant de pierres. Mélangez des branches de roses séchées avec le bois destiné au feu.

Préparez des aliments sensuels : des avocats, des champignons, de la glace à la rose, des plats de fromages mélangés, des mangues, de la crême fouettée au fruit, du vin rouge, des sauces riches etc ...

Joignez les mains, projetez le cercle, chantez les noms des déesses de l'amour : Aphrodite, Isis, Astarté, Inanna, et d'autres.

La prêtresse allume les bougies de l'autel, en disant :

Avec cette flamme, nous allumons l'esprit d'Aphrodite
Déesse de la passion et de l'amour
Grande est la magie d'Aphrodite
Qui nous apporte la joie et l'extase
Grand est le mystère d'Aphrodite
Qui nous amène l'union, la sépération, et la réunion
Grand est l'amour d'Aphrodite
Qui amène l'inspiration au monde entier ...
Salut Aphrodite !

Toutes : Salut Aphrodite !

Chaque femme allume une branche de bois de rose à l'autel et l'utilise pour allumer le feu au centre du cercle. Chantez en même temps :

Dans la forêt sur mes genoux
Brisant les os fragiles des arbres
Oh Mère
Je te sens
Elevant le souffle du feu
Ton merveilleux cadeau du désir véritable
Je m'abandonne à présent à toi ...

Une prêtresse ouvre le cercle et conduit le groupe à une danse aux bords de l'eau. Une prêtresse reste en arrière pour s'occuper du feu. Chaque femme est déshabillée rituellement et baignée dans l'océan. Toutes proclament leur beauté et la féminité sacrée. Elle est habillée et couronnée d'une guirlande de roses. La première femme à être baignée retourne dans le cercle et échange sa place avec celle qui était restée, de sorte qu'elle puisse aussi être baignée rituellement. Toutes retournent dans le cercle et reprennent leurs places.

Une prêtresse lit à haute voix le pacte sacré à Aphrodite :

 

Aphrodite
Magnifique Déesse
Force de Vie
Passion Sacrée
Désir Brûlant
Extase Sensuelle
Mère du Plaisir
Nous choisissions de vivre nos vies pour que nous puissions de connaître
Pour accueillir ton étreinte
Et chérir tout les vrais amants
A travers le temps
Pour honorer la profondeur du sentiment
Tu t'éveillas en nous
Pour garder toujours nos coeurs ouverts
A toi et à eux
Pour donner et recevoir tes plaisirs
Qui sont pour toujours un avec toi
Et la magie
Et le rituel
Et l'amour
Pour honorer ta présence dans les autres amants
Que tu apparaisses en une
Entre deux
Parmi trois ou plus
Qu'ils soient vieux, jeunes, riches, pauvres, hommes, femmes
Noirs, bruns, jaunes, blanc, ou rouge
Nous serons avec toi
Et leur droit de te connaître.
Nous promettons de ne jamais utiliser cette énergie divine
Pour contrôler ou exploiter un autre
De nous protéger de ceux qui nous utiliseraient ainsi
De dire non aux avances sexuelles
Quand tu n'es pas présente.
Et douce déesse
Nous faisons aussi cette promesse
A nous mêmes et à toi
Que nous resterons nous-mêmes
Entières en nous mêmes
Alors que nous dansons et fusionnons à travers toi
Et ré-émergeons encore ...
Et chercherons à comprendre les épines
Qui grandissent parmi tes roses
Car ton art est un oiseau sauvage
O Toi la Grande,
Qui doit voler pour être libre ...
Qu'il en soit ainsi

Toutes: Qu'il en soit ainsi

Prêtresse: Sois bénie

Toutes: Sois bénie

La bénédiction des amants: Le hochet fait le tour du cercle, et les amants s'approchent pour âtre bénis, ou envoient individuellement des bénédictions aux amants qui ne sont pas présents. La prêtresse oint les points cardinaux de leurs corps avec l'eau de rose en disant:

Puisse Aphrodite te bénir toujours avec son amour
Tes lèvres qui embrassent en douceur
Ton coeur qui bat de désir
Tes seins qui donnent vie et beauté
Ton utérus et ton yoni qui donnent tant de plaisir
Tes pieds qui marchent sur Son chemin ...

Les amants s'embrassent les uns des autres à ces endroits du corps, puis retournent à leurs places.

La guérison des amants: Ceux qui désirent des soins spéciaux pour des problèmes ou barrières entres les amants, ou les obstructions à l'amour dans le monde, demandent maintenant la guérison et la bénédiction du cercle. Tous soutiennent, affirment, et font appel à la déesse pour les aider.

Libation: La prêtresse lève le bol de vin rouge avec des fraises et des roses flottantes dedans, en disant:

Buvez du vin du plaisir sacré

Mangez du fruit du plaisir sacré

Elle prends une des fraises et la donne à la prochaine femme du cercle, et lui tend ensuite le bol pour boire. Chacune fait la même chose en se tournant vers sa voisine jusqu'à ce que toutes et mangé et bu. Le bol est reposé sur l'autel.

Toutes se lèvent et dansent autour du feu, en chantant:

Nous nous lèverons avec le feu de la liberté
La vérité est le feu qui brûlera nos chaînes
Nous pouvons arrêter les feux de destruction
La guérison est le feu courant à travers nos veines ...

(Ce chant est celui du coven de Starhawk.

De la musique est inclue dans son livre Dreaming the Dark)

Quand les énergies retombent, renvoyez l'énergie et ouvrez le cercle. Festoyez et amusez vous. Les amants qui le souhaitent peuvent s'écarter pour leurs rites d'extase.

 

Par Hédéra - Publié dans : Rituels dianiques
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Vendredi 6 juin 2008


Il y a une constante chez moi en ce moment, des très hauts et des très bas, de la fatigue, de la lassitude, du découragement parfois et en corrolaire, un besoin d'ouverture sur des aspects du monde pour lesquels j'étais jusque là curieuse, mais que de loin.

Ainsi, la semaine dernière, c'était dédié à Sex and the City. Et comme Carry Bradshaw le dit dans la série, elle se considère être une anthropologue du sexe. Pour moi, c'est différent, je serais plutôt anthropologue des communautés contemporaines. J'adorerais me glisser dans divers milieux, pour observer de l'intérieur. Bien entendu, il faudrait un habillage complet en rapport avec ces tribus modernes et avoir potassé leur coutumes, références et mode de langage. Bref, à force d'y penser et d'en parler, ce matin après une énième lassitude devant la cartographie, je me suis lancée. Et donc, j'ai essayé quelque chose de nouveau pour me changer les idées : la tentative de look gothic lolita (ou quelque chose du genre, pour ce que j'ai cru comprendre). Alors bien sûr, ce n'étais pas pour me regarder dans la glace et voir si ça m'allait. C'était pour faire des expériences sur le terrain. D'autant que je n'allais pas me ruiner en achat d'habits que je ne remettrais plus. J'ai donc pris un petit gilet noir, une jupette noire que j'avais dû acheter lorsque j'avais travaillé pendant le tour de France, des chaussettes longues rayées mauve et violet foncé sur lesquelles j'avais flashé cet hiver, et du maquillage un peu plus appuyé que d'ordinaire. Et en piste.

Eh bien l'expérience fut intéressante. Deux vendeurs dans des magasins où je suis passée (livres, accessoires divers) m'ont fait du charme, voir essayer de m'inviter boire un verre. Haha, je devrais tenter l'expérience de bars ou de soirées, si j'avais du temps à perdre! Je suis sûre que je n'aurais pas eu autant de succès si j'avais cherché à faire néo-hippie. D'ailleurs, je pense aussi qu'habillée normalement, ça n'aurait sûrement pas eu le même impact ...

Donc avis aux célibataires : le look gothique mini-jupe et chaussettes longues est porteur d'hécatombes chez la gente masculine!

En rentrant chez moi, je suis tombée sur mon bien-aimé. Réaction de sa part en me voyant : "Oh! Tu es vraiment ravissante, tu devrais t'habiller ainsi plus souvent!" (quoi? je ne suis pas bien d'ordinaire?) A croire que ce style remue bel et bien les tréfonds de beaucoup d'hommes. A bonne entendeuse ...

Pas mal en tous cas, comme premier essai d'anthropologie moderne, il faudra que je me prenne le temps de tenter d'autres études de terrain!
Par Hédéra - Publié dans : Anthropologie contemporaine
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