J'ai découvert ce poème hier, il m'a rappelé ce que je disais de la période de mai. Il m'a rappelé, simplement, à mes propres rêves et mes paysages intérieurs de printemps. Ce beau mois de mai n'est pas terminé, alors un petit intermède bucolique et romantique ne peut pas être mauvais.
Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts.
Je rêve aux étés qui demeurent
Toujours ...
Ici-bas les lèvres effleurent,
Sans rien laisser voir de leur velours.
Je rêve aux baisers qui demeurent
Toujours ...
Ici-bas tous les hommes pleurent
Leurs amitiés et leurs amours.
Je rêve aux couples qui demeurent
Toujours ...
Sully Prudhomme
par Hédéra
publié dans :
Marasmes et éclats d'esprit
