Attention, vous allez pénétrer un lieu étrange où tout peut arriver ...
Bienvenue dans le blog spirituel d'une sorcière et prêtresse de la tradition wiccane dianique ascendant discordienne. Blog spirituel dans tous les sens, temple un peu mystique mais pas illuminé, regard objectif et subjectif d'une croyance, de pratiques et d'un mode de vie.
Humaniste, ironique, voltairienne, empêcheuse de tourner en rond, intellectuelle, intuitive, insolente, contemplative, militante et passionnée, réconciliatrice des contraires et antagonismes ; voilà un peu pour me définir ainsi que l'esprit de ce blog.
Par Thémis et Eris, bonne visite à vous !
Pour tout commentaire plus ou moins élogieux ou outré, c'est ici .
... à présent que mes écrits sont passés (et que je suis tombée sur un fichu sujet sur la France tandis que je ne voulais que la Russie!).
Prendre le temps de rêver. Le vrai temps de rêver, celui où on ne pense à rien de contraignant, celui où on n'a pas d'âge et qu'on peut s'amuser d'un rien comme un enfant. Je partirai à ces vacances auxquelles je n'ai cessé de penser pour m'encourager. Je ne penserai à rien. Mon avenir n'ira pas plus loin que la semaine à venir. Après ... après ça ne me concerne pas, pas encore. Ca arrivera bien assez tôt. J'irai voir des couchers de soleil à Montségur, le monde autour de moi sera rempli de fabuleux, tout comme lorsque j'étais allée au lac de Côme après la fin de rédaction de mon mémoire. Le temps va s'arrêter. Je n'aurai besoin que de respirer. Je me demande s'il y a aussi des tapis d'anémones des bois dans les Pyrénées. J'aimerais m'y coucher et dormir une éternité. Il faut dire que je suis bien épuisée à présent, je prendrais bien un séjour "Belle au Bois Dormant".
Je passerai donc ensuite par Avignon, l'après midi et surtout la nuit. Il ne pleuvra pas, je veux my promener ainsi tout ce temps avant de repartir. Trouver là bas ce qui m'appelle depuis des années sans savoir que chercher.
Et je reviendrai. Et bientôt ce sera mai. C'est le seul mois dont j'aime la pluie, elle ne peut entamer ce mois où rien n'est plus vivant qu'alors. Je veux rêver. Pour de vrai.
Je balance ce soir mon attirail de livres d'histoire, de géographie, d'économie. Je balance tout, et je pars vivre.
A dans une semaine !
Peut être viendrai je l'une ou l'autre fois voir comment ça se porte par ici.
Et oui, du sans faute pour le moment, après avoir prévu les dissertations en histoire antique et médiévale, j'avais prévu le commentaire de texte en histoire contemporaine, avec l'histoire moderne qui ne tomberait pas. Et dans ma grande lucidité, j'avais déduis vu dans ma boule de cristal, que ce serait encore, forcément de l'économie puisque dixit moi-même, il n'y a plus que ça qui compte sur terre aujourd'hui. C'était un texte de la Dame de fer, Margaret Thatcher, illustre représentante du signe de la balance (après, à savoir si elle est représentative, faut voir, quoi que ...). J'aurais bien proposé à mes correcteurs de décortiquer le texte avec explications selon son thème astral, mais on ne devait pas attendre ça de moi. J'ai quand même réussi à refaire le même nombre de pages qu'hier, en fait, Margaret Thatcher est un peu aux Anglais ce que les Nazis sont à l'économie allemande, un coin d'Histoire un peu folklorique qui tranche avec le reste comme quelque chose de pas banal. Après, je n'entre pas dans les considérations éthiques, c'est évident (d'ailleurs, je ne citais que l'économie nazie, rien d'autre, des fois qu'on vienne m'accuser de choses étranges). Et je me doute que la pauvre Margaret n'aimerait pas être comparée à Hitler.
Bref, je suis généreuse, je vous offre mon texte du jour, qui m'occupa pendant 7 heures :
Discours de Margaret Thatcher au Collège d'Europe de Bruges pour la 39e rentrée universitaire, le 20 septembre 1988.
Vous m’avez invitée à parler de la Grande-Bretagne et de l’Europe. Je devrais peut-être vous féliciter de votre courage. Si vous croyez certaines choses qu’on raconte ou qu’on écrit au sujet de mon opinion sur l’Europe, c’est presque inviter Genghis Khan à parler des vertus de la coexistence pacifique !
Je voudrais commencer par détruire quelques mythes concernant mon pays et ses relations avec l’Europe. Pour ce faire, j’évoquerai son identité proprement dite.L’Europe n’est pas l’œuvre du Traité de Rome. Et l’idée européenne n’est pas non plus la propriété d’un groupe ou d’une institution. Nous, Britanniques, sommes tout autant porteurs de l’héritage culturel européen que toute autre nation. Nos liens avec le reste de l’Europe, avec le continent, ont été le facteur dominant de notre histoire.
Pendant trois cents ans, nous avons fait partie de l’Empire romain, et aujourd’hui encore nos cartes géographiques indiquent les lignes droites des routes que bâtirent les Romains. Nos ancêtres – celtes, saxons ou danois – venaient du continent.Notre nation a été « restructurée », pour reprendre un terme cher à la Communauté, aux XIe et XIIe siècles sous la domination normande et angevine.Cette année, nous célébrons le 300e anniversaire de la glorieuse révolution que fut la transmission de la Couronne d’Angleterre au roi Guillaume des Pays-Bas et à la reine Mary. Visitez les grandes églises et cathédrales de Grande-Bretagne, lisez notre littérature et écoutez notre langue : toutes témoignent des richesses culturelles que nous avons empruntées à l’Europe et que les Européens ont retrouvées chez nous.En Grande-Bretagne, nous sommes fiers, à juste titre, de la manière dont nous avons fait œuvre de pionniers depuis la Magna Carta en 1215, et développé des institutions représentatives, servant de bastions à la liberté. Et nous sommes fiers aussi de la manière dont la Grande-Bretagne a servi d’asile, au cours des siècles, aux populations du restant de l’Europe qui cherchaient à fuir la tyrannie.Nous, Britanniques, avons apporté un concours particulier à l’Europe. Car, au cours des siècles, nous avons combattu et nous sommes morts pour sa liberté, nous avons lutté pour empêcher que l’Europe ne tombe sous la domination d’une seule puissance.
A quelques kilomètres seulement d’ici, reposent les corps de 60000 soldats britanniques tués pendant la première guerre mondiale. Sans leur empressement à accepter de se battre et de mourir, l’Europe aurait été unifiée depuis longtemps, mais ni dans la liberté ni dans la justice. C’est l’aide britannique aux mouvements de résistance pendant la dernière guerre qui maintint la flamme de la liberté dans tant de pays jusqu’au jour de la Libération.Tout cela suffit à montrer notre engagement dans l’Europe et dans son avenir.
La Communauté européenne est une manifestation de notre sentiment d’appartenance à l’Europe. Mais ce n’est pas la seule. Nous ne devons jamais oublier l’existence, à l’est du rideau de fer, de peuples qui partageaient autrefois les valeurs de culture, de liberté et d’identité européenne et qui ont été coupés de leurs racines. Nous considérerons toujours Varsovie, Prague et Budapest comme de grandes villes européennes.Nous ne devons pas oublier non plus que ce sont les valeurs européennes qui ont fait des Etats-Unis d’Amérique le fervent défenseur de la liberté qu’ils sont aujourd’hui.
La Communauté n’est pas une fin en soi. Ce n’est pas un gadget institutionnel, destiné à être constamment remanié selon les préceptes d’une quelconque théorie abstraite.Ce soir, je voudrais énoncer quelques idées-forces pour l’avenir qui, je le pense, garantiront le succès de l’Europe, non seulement en matière d’économie et de défense, mais aussi en termes de qualité de vie et d’influence dans le monde.
Ma première idée-force est celle-ci : une coopération volontaire et active entre Etats souverains indépendants est le meilleur moyen de construire une Communauté européenne réussie. Il serait hautement préjudiciable de tenter de supprimer la nationalité et de concentrer le pouvoir au centre d’un conglomérat européen ; en outre cela compromettrait les objectifs que nous poursuivons. L’Europe sera plus forte si elle compte précisément en son sein la France en tant que France, l’Espagne en tant qu’Espagne, la Grande-Bretagne en tant que Grande-Bretagne, chacune avec ses coutumes, traditions et particularités. Ce serait de la folie que d’essayer de les faire entrer dans une sorte de portrait-robot européen.Je suis la première à dire que les pays d’Europe devraient parler d’une seule voix sur de nombreuses grandes questions. Je voudrais nous voir coopérer plus étroitement dans les domaines où nous pouvons faire mieux ensemble que seuls. L’Europe est alors plus forte, qu’il s’agisse de commerce, de défense ou de nos relations avec le reste du monde. Mais coopérer plus étroitement n’exige pas que le pouvoir soit centralisé à Bruxelles, ni que les décisions soient prises par une bureaucratie en place par voie de nomination.
Si nous avons réussi à faire reculer chez nous les frontières de l’Etat, ce n’est pas pour les voir réimposées au niveau européen, avec un super-Etat européen exerçant à partir de Bruxelles une domination nouvelle. Nous voulons assurément voir une Europe plus unie, avec une plus grande détermination. Mais il faut que ce nouvel état de choses se fasse en préservant les différentes traditions, les pouvoirs parlementaires et les sentiments de fierté nationale, car tel a été au cours des siècles le nerf de l’Europe.
Ma deuxième idée-force est la suivante : les politiques communautaires doivent s’attaquer aux problèmes actuels d’une manière pratique, aussi difficile que cela puisse être.Si nous ne parvenons pas à réformer les politiques communes qui sont manifestement mauvaises ou inefficaces et qui inquiètent à juste titre l’opinion, nous n’obtiendrons pas le soutien du public pour le développement futur de la Communauté.C’est pour cela que les réalisations du Conseil européen en février dernier à Bruxelles sont tellement importantes.Il n’était pas juste que plus de la moitié du budget communautaire soit consacrée à stocker des excédents alimentaires et à les écouler. Aujourd’hui une forte réduction de ces stocks est en cours.Il était tout à fait justifié de décider que la part du budget consacrée à l’agriculture soit réduite afin de libérer des ressources en faveur d’autres politiques, en aidant par exemple les régions défavorisées à améliorer la formation professionnelle. On a également eu raison d’introduire une discipline budgétaire plus stricte afin de mettre ces décisions en application et de mieux contrôler les dépenses. Ceux qui se plaignaient de ce que la Communauté consacrait autant de temps aux détails financiers étaient à côté de la question. On ne peut pas construire sur de mauvaises fondations, et ce sont les réformes fondamentales adoptées l’hiver dernier qui ont ouvert la voie aux progrès remarquables qui ont été réalisés depuis au sujet du Marché unique.Nous ne pouvons pas nous contenter de ce que nous avons réalisé jusqu’à présent. Par exemple, la réforme de la politique agricole commune est une tâche qui est loin d’être terminée. L’Europe a assurément besoin d’une industrie agricole stable et efficace. Mais la PAC est devenue lourde, inefficace et extrêmement coûteuse. Et la production d’excédents ne garantit ni les revenus ni l’avenir des agriculteurs eux-mêmes.
Ma troisième idée-force est la nécessité d’avoir des politiques communes qui encouragent l’entreprise, si l’Europe veut prospérer et
créer les emplois de l’avenir. Les éléments de base existent : le Traité de Rome était conçu comme une charte de la liberté économique. Mais ce n’est pas toujours ainsi qu’il a été
interprété et encore moins mis en pratique.La leçon de l’histoire économique de l’Europe des années 1970 et 1980 est que la planification centrale ne marche pas, contrairement à l’effort et à
l’initiative personnels. Qu’une économie dirigée par l’Etat est une recette de croissance lente, et que la libre entreprise dans le cadre du droit donne de meilleurs résultats.L’objectif d’une
Europe ouverte à l’entreprise est la force motrice de la création du Marché unique européen d’ici à 1992. C’est en nous débarrassant des barrières et en donnant aux entreprises la possibilité
d’opérer à l’échelle européenne que nous pourrons le mieux concurrencer les Etats-Unis, le Japon et les autres puissances économiques qui naissent en Asie et ailleurs.
La Cité de Londres accueille depuis longtemps les institutions financières du monde entier. Voilà pourquoi c’est le plus grand centre financier d’Europe, et celui qui a le mieux réussi.Nous avons ouvert notre marché des télécommunications, introduit la concurrence entre les services et jusque dans le réseau lui-même ; ce sont des mesures que les autres pays d’Europe commencent seulement à envisager.En matière de transports aériens, nous avons montré l’exemple avec la libéralisation, et nous avons pu en voir les avantages avec des tarifs moins élevés et un choix élargi.Notre navigation commerciale côtière est ouverte aux marines marchandes européennes. J’aimerais bien pouvoir en dire autant de certains autres pays membres.
Ma quatrième idée-force est que l’Europe ne doit pas être protectionniste. L’expansion de l’économie mondiale exige que nous
poursuivions le processus d’élimination des barrières commerciales et ceci dans le cadre des négociations multilatérales du GATT. Ce serait une trahison si, tout en réduisant les contraintes
commerciales en vue du Marché unique, la Communauté érigeait une plus grande protection externe. Nous devons tout faire pour que notre approche du commerce mondial soit compatible avec la
libéralisation que nous préconisons chez nous. Nous avons la responsabilité de montrer le chemin en ce domaine, responsabilité qui est tout particulièrement dirigée vers les pays les moins
développés. Ceux-ci n’ont pas seulement besoin d’aide. Il leur faut surtout de meilleures perspectives commerciales pour accéder à la dignité de l’indépendance économique et de la
puissance.
Ma dernière idée-force porte sur la question la plus fondamentale, le rôle des pays européens en matière de défense. L’Europe doit continuer de maintenir une défense sûre par l’intermédiaire de l’OTAN. Il ne peut être question de relâcher son effort, même si cela implique des décisions difficiles et un coût élevé.Nous sommes reconnaissants à l’OTAN d’avoir maintenu la paix depuis quarante ans.Nous devons faire notre possible pour maintenir l’engagement des Etats-Unis envers la défense de l’Europe. Cela signifie reconnaître la charge que représente pour eux le rôle mondial qu’ils assument, de même que leur point de vue sur le rôle des Alliés dans la défense de la liberté, particulièrement au moment où l’Europe devient plus riche.Nous devons développer l’UEO, non pas comme solution de rechange à l’OTAN, mais comme moyen de renforcer la contribution de l’Europe à la défense commune de l’Ouest.
A un moment de changement et d’incertitude en Union soviétique et en Europe de l’Est, il est surtout indispensable de préserver l’unité et la résolution européenne, afin que notre défense soit assurée quoi qu’il arrive. Nous devons entreprendre en même temps des négociations sur le contrôle des armements et maintenir la porte de la coopération grande ouverte sur toutes les autres questions couvertes par les accords d’Helsinki.
Mais notre mode de vie, nos conceptions de l’avenir et tout ce que nous espérons réaliser sont assurés non pas par la justesse de
notre cause mais par la force de notre armée. Sur ce plan, nous ne pouvons jamais faiblir ni faillir.
Il ne suffit pas de parler en termes généraux d’une vision ou d’un idéal européen. Quand on est convaincu, il faut tracer la voie à
suivre. C’est cela que j’ai essayé de faire ce soir. Cette approche n’exige pas de nouveaux documents. Ils sont tous là : le Traité de l’Atlantique nord, le Traité de Bruxelles révisé et le
Traité de Rome, des textes rédigés par des hommes perspicaces, dont parmi eux un Belge remarquable : Paul-Henri Spaak. Que l’Europe soit une famille de nations, se comprenant mieux et
s’appréciant mieux les unes les autres, faisant davantage ensemble mais ne savourant pas moins ses identités nationales que son entreprise européenne commune. Ayons donc une Europe qui joue tout
son rôle dans le monde, qui se tourne vers l’extérieur non vers l’intérieur, et qui préserve cette Communauté atlantique – cette Europe de part et d’autre de l’Atlantique – qui est notre premier
héritage et notre plus grande force.
Si vous avrez vraiment tout lu jusque là, vous êtes soit un passionné, soit un fou.
Bon allez, si demain j'ai la Russie, j'aurai fait un strike de prévisions! Si je ne suis reçue ni au capes ni à l'agrégation, je pourrai toujours devenir voyante
professionnelle.
C'était le titre que j'avais donné à une petite série de dessins entre la BD et le gribouillage dans les coins de brouillons fournis lorsque j'ai passé le concours d'entrée à l'Ecole des Chartes, voilà plusieurs années. Je me rappelle avec émotion du jour où ma petite Faucheuse vit le jour. C'était le dernier concours blanc avant le vrai grand concours, et le sujet était "La démographie sous l'Ancien Régime". Très intéressant, des hauts et des bas en fonction des cycles d'épidémies/famines/guerres, d'où la mode à la fin du Moyen-Âge pour les représentations de danses macabres. D'où ma Faucheuse. L'idée prit racine et plût à certains, comme mon cher Romain/Uathen/Fuma/Mordred/Anarchy (je dois en oublier). Je décidais de poursuivre dans cette voie et d'assaisonner chacune de mes épreuves à venir d'une petite Faucheuse, en tenant compte du sujet. Je me rappelle notamment d'une version d'anglais qui parlait de beaux yeux ; j'avais dessiné ma Faucheuse encapuchonnée, tenant un miroir à la main, demandant si elle avait de belles orbites. Je crois que c'était durant le vrai concours, il fallait bien se détendre.
J'ai continué par la suite à dessiner des Faucheuses, même si je n'avais pas été reçue et que je n'avais pas cherché à l'être, puisque je ne voulais pas finir dans la poussière des archives (par contre, j'avais été très contente de pouvoir à ce point m'améliorer en latin - ça paie d'apprendre un dictionnaire par coeur en deux ans de classe préparatoire). Il lui arrivait des tas de petites aventures ; elle a tout fait selon l'époque : elle est allée à la plage, elle a fait copine (ou copain, dur à dire) avec la Mort-aux-Rats de Terry Pratchett, elle a proposé à divers personnes ses services (des fois que ces dernières souhaitaient mourir), elle a déclamé du Hamlet devant la porte d'Hadès en trouvant enfin la vraie réponse à la question shakespearienne : "ne pas être", tandis qu'elle balançait le crâne qu'elle tenait en main sur la pile d'autres crânes se répandant hors de la porte d'Hadès. Elle a un humour spécial, il faut le dire.
En rentrant aujourd'hui de mon deuxième jour d'agrégation, j'ai repensé à elle. Voilà un moment que je n'en dessine plus, et je n'ai pas vraiment eu le temps de le faire ni cette fois, ni durant le capes. Mais en repensant à mes sujets, et en me projetant vers celui de demain, étrangement, cette figure familière de la Mort joyeuse m'est réapparue. Hier, j'ai eu "La mer et la vie économique en Grèce de 478 à 88 avant J-C" et aujourd'hui c'était "S'enrichir dans le monde byzantin". Demain, ce sera surement un texte infame sur la construction européenne, de préférence sur l'économie vue qu'il n'y a presque que ça de concret (et d'obsessionnel) dans l'Europe depuis bientôt un siècle. En géographie, au 4e jour, ce sera peut être les sources d'énergie en Russie ou la reconversion industrielle en France. Et au capes, c'était la mondialisation en géographie, et en histoire, le sujet était "Tenir son rang au 17e siècle" (c'est finalement le meilleur sujet de tous, car un peu plus diversifié). Quand je vois le panorama d'ensemble, je me dis que maintenant, il n'y a plus rien d'autre qui compte sur terre à part l'économie, même en Histoire!
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Mais pourquoi cette association intuitive de ma Faucheuse à l'économie ?... On se le demande. Voilà de quoi dépayser une culte-à-mystèrisante qui avait presque oublié que tout ne tournait pas autour de ces préoccupations plus ... enfin, plus.
Bon, je ne vais pas en faire toute une histoire, j'ai quand même réussi à sacrifier mon poignet sur l'autel de l'économie en écrivant 19 et 23 pages dans ces deux jours ...
Veille de Mai – 30 avril/1er mai
Ecrit
par Ruth Barrett
Traduit par Hédéra
Menstruation/Fleurissement
Aussi connue sous le nom de Beltane ( « Feu Brillant » ) , Bealtaine (b’yoltinnuh), Walpurgisnacht
LA REINE DE MAI ATTEND
Je préparerai la fourrure de la terre pour ton corps doux.
Les étoiles se lèvent dans le ciel éclairé par la lune.
La Reine de Mai attend.
Sa voix te parvient alors que tu dos, peux tu t’éveiller
Pour vivre les merveilles de tes rêves ?
La Reine de Mai attend.
Sans arrêt dans la nuit, la lumière de la pleine lune,
Gravant des images magiques dans la contrée,
Elle attend qu’une fois encore, tu reviennes.
Ne La fais pas attendre.
Tu sursautes, te lèves, et observes, le cœur battant.
La terre nouvelle se presse à ton réveil.
La Reine de mai attend.
Sens l’appel au voyage du sol palpitant,
Afin de connaître les profondeur de ton désir.
La Reine de Mai attend.
Se mouvant à travers la nuit, à travers le vol de la lune brillante.
Dans le vert et l’argent de la plaine,
Elle attend qu’une fois encore, tu reviennes.
Ne La fais pas attendre.
Sa colère te brûle si tu refuses de goûter à Son miel.
Capitule lorsque l’enchantement amène
La première lueur de l’aube.
Avance avec Elle dans la danse sacrée, à travers la peur de sentir,
Apportant l’extase à ceux qui osent.
La terre vivante respire.
Aimant par la nuit dans la vive lumière de la lune,
Alors que les graines éclosent grâce à la pluie,
Elle attendra qu’une fois encore, tu reviennes.
Ne La fais pas attendre.
Ne La fais pas attendre.
Ne La fais pas attendre.
En Irlande, tout comme dans la plupart des endroits de l’Europe du Nord, la Veille de Mai signifiait le premier jour de l’Eté, et les principales coutumes et cérémonies de mai étaient celles qui accueillaient l’été. L’Eté amenait la Marée Croissante, lorsque les choses commencent à arriver à fructification, à maturité, et remplissent les promesses du Printemps. La Veille de Mai était marqué par des feux allumés et divers rites pour assurer la fertilité au sein des troupeaux, et d’amener une bonne récolte. L’ancien nom de cette fête du début de mai était Beltane, qui veut dire « Feu Brillant ». Bien que cette fête ait un orthographe varié, il consiste en deux composants : Bel et Tan. « Bel est connu pur être le nom de l’ancien Dieu Soleil … Tan est le mot celtique pour Feu, il y a donc un double principe de Dieu, ou (bien) … » Dans l’Irlande ancienne, on amenait le bétail aux pâturages d’été où ils resteraient jusque Samhain. Tout le travail printanier, comprenant le labourage du sol destiné à produire les récoltes, devait être terminé pour le 1er mai. La coutume la plus commune était de s’aventurer dehors après la nuit tombée à la veille de mai et de cueillir des fleurs fraîches qui seraient rapportées chez soi avant l’aube du jour suivant. L’aubépine, ou buisson de Mai, était placée en face de la maison dans le même esprit que nous sortons nos drapeaux un jour de fête nationale. Parfois, le buisson de Mai était décoré de coquilles d’œufs, de rubans, de papier coloré, et de fleurs. Beltane était un temps de jouissance et d’érotique pour stimuler l’énergie sexuelle de la génération. Le Mât de Mai, proscrit en Irlande en 1792, est probablement l’une des coutumes rituelles les plus ouvertement sexuelles qui soit associé à cette saison.
Dans la roue de l’année, la contrepartie sombre de la Veille de Mai est Hallowmas, et traditionnellement, ces deux fêtes étaient les fêtes charnières de l’année durant lesquelles les habitants des mondes des esprits ancestraux, les êtres de l’Autre Monde, et les humains pouvaient se croiser. La foi dans les fées était forte dans de nombreuses contrées celtiques, et des mesures protectrices étaient prises dans le cas ou mortels et immortels pourraient se rencontrer du coucher du soleil de la Veille de Mai au lever du soleil du 1er mai. On craignait les enlèvements par les fées, et on pensait que les enfants en bas âge étaient particulièrement en danger d’être échangés avec des « changelings », les enfants du peuple des fées. On laissait aux fées des offrandes de nourriture et de boisson pour qu’elles soient aimables avec leurs voisins mortels.
Dans le cycle mythique de la Déesse, la Jeune Fille est initiée à la féminité par ses premières menstruations., son premier sang. Avec le début des menstruations, la passion s’éveille, et les filles commencent le processus pour devenir des jeunes femmes, entrant dans les Mystères de la Féminité. La jeune Déesse devient la Vierge, Celle Qui Est Entière En Elle-Même, se possédant Elle-Même et possédée par aucun homme. Cependant, cela n’implique pas qu’Elle soit une vierge dans le sens strictement physique du terme ; en fait, Elle peut choisir d’avoir de nombreux amants, autant des hommes que des femmes, suivant Son désir, mais aucun ne peut La réclamer exclusivement comme sienne propre.
La tradition Dianique est unique dans le fait que nos célébrations saisonnières honorent ouvertement les premières menstrues des jeunes femmes, le sang utérin des femmes, et les forces créatives de la Terre et de nous-mêmes. Le sang utérin des femmes comme source de fertilité physique est un symbole de notre potentiel à créer, que cela soit en portant des enfants, ou par de nombreuses autres formes que notre créativité peut exprimer.Notre sang de femme est la vie. Nous célébrons et bénissons les jeunes femmes qui ont commencé à avoir leurs menstruations pendant l’année passée. En cette saison, nous honorons plus particulièrement les jeunes femmes de 12 à 21 ans. Nous bénissons nos corps de femmes et honorons notre pouvoir sexuel et sensuel. C’est aussi un moment particulièrement approprié pour faire du travail de guérison autour d’abus sexuels durant l’enfance, la haine de son corps et la misogynie.
Questions saisonnières et idées :
* Posez vous ces questions saisonnières :
Comment est ce que j’honore mon propre sang sacré ?
Comment est ce que j’honore le sang des autres femmes ?
Qu’est ce qui me retient de m’ouvrir à mes désirs, de participer à la vie et de la célébrer ?
*Voyez les restrictions internes que vous avez placée sur votre corps, cœur et esprit ; qui vous empêchent de pleinement prendre part aux joies simples et sacrées de vivre.
* Trouvez des manières de célébrer le fait d’avoir un corps de femme. Faites des « self-blessings » pour vous et avec d’autres femmes.
* Habillez vous et ornez vous d’une manière qui célèbre votre beauté.
* Dansez en face d’un miroir.
* Explorez la notion que la vie est votre amant. Trouvez des manières sures et saines d’explorer pleinement et honorer votre sensualité/sexualité. Ouvrez vous aux sens du toucher, du goût, de l’odorat, et de l’ouïe.
* Mai est un mois merveilleux pour célébrer le premier sang des jeunes femmes de votre communauté. Créez un rituel pour les accueillir dans le cercle des femmes. Encouragez les à résister aux voix négatives de la patriarchie qui vient à travers les magazines de mode, la télévision et les films.
* Créez un rituel du premier sang pour vous-même tel que vous auriez souhaité qu’il soit.
* Créez un rituel de guérison sexuelle pour vous-même et/ou avec d’autres femmes.
* Faites l’amour avec votre amant, avec vous-même, avec votre jardin, avec votre vie.
* Célébrez la biophilie – l’amour de la vie.
Ce texte n'est probablement pas ce à quoi vous vous attendez ... du moins pas tout à fait.
Luna
Traduit d'Ariadne's Thread de Shekhinah Mountainwater, par Hédéra
Depuis le début de la civilisation, et avant même, la lune et ses énergies ont été associées à la femme. La lune est mystérieuse, car elle apparait et disparait, comme par magie. Elle est la jeune fille, la mère et la vieille femme, pendant ses cycles de phases croissante, pleine et descendante. Elle tire les marées de la terre et les flux de sang en nous. Elle nous enseigne les phases de nos propres personnalités, alors que nous effectuons un cycle où nous nous tournons vers la solitude intérieure puis nous passons à l'accessibilité extérieure. La lune est le Soleil de la Nuit, l'oeil de la Déesse qui s'ouvre et se ferme tout au long du mois. Elle est l'un de nos signes les plus visibles du temps qui passe, et l'un des meilleurs guides pour garder nos calendriers. Ses énergies sont profondes, se mouvant dans les mondes psychiques et inconscients.
Luna, Séléné, Shing-Moo, Fleachta de Meath, Brizo, Brigid, Mona, Arma, Aphrodite, Hécate, Eurynome, Doris, Lucrèce, et Diane sont quelques uns des nombreux noms qui sont donnés à la déesse de la lune. Dans de nombreuses cultures, la lune et la déesse étaient synonymes, représentant le principe féminin, la source de vie, la femme, l'instinct, et la grande ronde de la naissance, de la vie et de la mort. L'attitude qu'une culture a vis à vis de la lune est en général un indicateur de l'attitude de cette culture vis à vis des femmes. Dans le patriarcat, nous sommes passés d'une approche lunaire de la réalité à une approche solaire. Le temps, jadis mesuré selon les cycles lunaires, est à présent mesuré par le mouvement de la terre autour du soleil. La lune, représentant ce qui est inconscient, Eros (ou Aphrodite), l'esprit intuitif, les énergies psychiques et émotionnelles, a cedé la place au soleil, qui en est venu à représenter la pensée quotidienne rationnelle, le monde pragmatique, et le logos masculin. De cela résulte une cosmologie qui place le soleil et la lune comme des opposés, et les dieux masculin et féminin comme opposés, complétant mutuellement l'univers. Depuis que le masculin est vu comme dominant, le soleil a été graduellement élevé au pouvoir, et la lune a été reléguée à l'arrière.
De cet état des faits symbolique résulte la sujétion des femmes, et des énergies féminines de manière générale, incluant celles présentes dans les hommes. Autant les femmes que les hommes, dans le patriarcat, ont appris à cultiver leurs qualités "solaires" et à réprimer celles qui sont associées à la lune. Il en résulte qu'une grande part de notre guérison repose dans le fait de cultiver et accepter ces forces "féminines" sombres. L'appel à s'adonner à ces qualités qui sont en nous et dans l'univers est un des plus importants messages de l'actuel féminisme. De nombreuses manières, nous sommes venues à les connaitre à travers nos réflexions sur la Vieille Femme, et sur la Jeune Fille Sombre. Le plus nous avons supprimé ces aspects de nous-mêmes, les plus dangereuses et fauteuses de troubles elles sont devenues. Le patriarcat est en réalité bâti sur cette suppression, en qualifiant les forces solaires "masculines" de bonnes, et les forces lunaires "féminines" de mauvaises. Il en résulte une projection de l' "ombre", ou les expressions destructives de la psyché. Beaucoup de souffrance est causée par la division artificielles de nos personnalités, car les profondeurs de la psyché sont la source de la passion, des rêves, et des forces de vies qui sont essentielles à notre bien-être.
Comme cela a été discuté précédemment, ma théorie est que cette polarisation des forces masculine et féminine a conduit au dilemne dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui, à savoir un univers composé d'énergies opposées, où l'une doit dominer et conquérir l'autre. Les oppositions sont linéaires, conduisant l'une à l'autre. De là vient la première hiérarchie, le masculin dominant le féminin. De là suivent toutes les autres oppositions et hiérarchies de notre société, telles que les races, les classes, les uns contre les autres, dieu contre le diable, etc. Pour un homme, la guérison vient en embrassant et en acceptant les deux parties de cette opposition et en apprenant à se mouvoir à travers eux de manière cyclique. C'est son union ou immortalité - la perfection de l'être. De même qu'une myriade de contes de fées se terminent lorsque le prince et la princesse, ou le dieu et la déesse -les symboles de ces opposés intérieurs- s'unissent.
Pour la société toute entière, toutefois, je sens qu'il est nécessaire de faire un pas de plus. La magie, lorsqu'elle est réellement puissante, grandit d'une connexion profonde avec le principe féminin, non pas comme un pôle dont le masculin serait l'autre pôle, mais comme comprenant le tout, la femme qui se crée elle-même/la déesse qui donne naissance à tout ce qui est (voyez l'illustration de la Grande Ronde). Car les femmes ne sont pas une part du masculin ; nous n'avons pas de chromosome Y, et nous sommes la race la plus ancienne. Là repose la différence entre les mystères des femmes et tous les autres systèmes de mystères. Dans cette approche, le soleil, la terre et la lune sont vues comme inclusives et féminines. A présent, les énergies solaires appartiennent à la jeune fille, en particulier à l'Amazone. Les énergies actives sont autant féminines que les énergies réceptives. C'est l'ancien archétype qui précède tous les archétypes masculin/féminin, et c'est contre l'arrière-plan de cette compréhension que nous considèrerons les forces de la lune dans cette étude. Car en tant que femmes, nous ne pouvons seulement nous libérer véritablement que lorsque nous n'avons plus à nous définir en termes de masculin en toute chose. Laissez moi le répéter : il ne s'agit pas d'un rejet des hommes.Toute vie est sacrée ; la déesse aime tous ses enfants. Mais les femmes et le monde sont en train de se déssécher et mourir par la perte de nos mystères particuliers. Nous sommes les racines de l'humanité et l'affirmer est une réclamation essentielle. Lorsque les Mystères Féminins seront de nouveau célébrés sauvagement, ce sera une grande guérison pour la planète et tous ceux qui l'habitent.
Pour apprendre à nous voir de cette manière autonome, apprendre la mythologie de la féminité solaire est une grande aide. Ce fut une grande surprise pour moi de découvrir qu'il y a de nombreuses déesses du soleil, dont certaines sont encore vénérées de nos jours! Amaterasu est honorée au Japon par les fidèles de la religion Shinto, par exemple. A certaines périodes, ils installent des miroirs pour capter son reflet, comme partie de leur rituel de vénération du soleil. Dans une légende, il est dit qu'elle se retira dans une grotte au temps de l'hiver, et fut attirée dehors par une de ses prêtresses dansant devant l'ouverture de la grotte avec un miroir. Quand Amaterasu aperçut son propre reflet, elle fut si éblouie qu'elle en oublia de se cacher, et ainsi, ramena le printemps.
Réellement, si vous y réfléchissez, le soleil et la lune ont leurs courants et leurs phases. Le soleil a à la fois un cycle court et un cycle long - le tour qu'il fait dans la journée et celui qu'il fait dans l'année. Il y a des moments où elle, le soleil, nous est plus proche et des moments où elle est plus loin, exactement comme la lune le fait, ce qui crée nos saisons. Elle a ses périodes cachées lors de la nuit et ses périodes accessibles de la journée. Et ainsi, une conscience complète du temps et des cycles d'énergie doit comprendre une connaissance et une appréciation du soleil et de la lune, autant que de la terre et des étoiles. Stonehenge et d'autres cercles de pierres levées en Europe ont été conçus pour travailler à la fois avec les cycles du soleil et de la lune.
Il y a des cosmologies à la fois en sciences et dans les mythes qui proposent que la naissance de la lune est due à son émergence de la terre, et que les débuts de la terre sont liés à une émergence du soleil. Cela suggère une triade familiale de mères, allant de la grand-mère, à la mère, et à la fille, et cela concorde avec la triade intime de l'énergie pulsant entre la terre, la lune, et la femme. Dans cette cosmologie, le soleil peut être vu comme le coeur du système solaire, autour duquel toutes les planètes-enfants se meuvent, recevant sa nourriture et sa lumière. La lune devient la fille/soeur de la terre, amenant des énergies spécialisées qui ont été altérées par le reflet du soleil. Chacune a sa place et sa fonction dans l'ensemble, non pas en opposition mais en coopération mutuelle.
Mello Rye, une vieille femme shaman bien connue et prêtresse, qui a combiné la conscience Celtique avec la Native-Américaine, propose aussi une telle cosmologie. Dans sa vision des choses, la terre correspond à nos corps physiques, le soleil à nos feux ou notre esprit, et la lune à nos pensées. C'est une alternative très intéressante à l'approche du "logos versus eros" du soleil et de la lune, qui divise de moitié l'esprit. Donner entièrement nos pensées à la lune nous ouvre à un monde de merveilleuses possibilités, car alors nous pouvons dénouer tous les couches de notre conscient, notre sub-conscient, notre intuition, nos rêves, nos états alpha, bêta et delta etc ... Nous pourrions dire que le croissant de lune ou la jeune fille est l'instinct/intuition, la pleine lune maternelle est la conscience de l'état éveillé, et la sombre vieille lune est le sub-conscient et les états psychiques. Nous pouvons librement nous mouvoir ou effectuer un cycle à travers ces couches de l'esprit alors que nos vies se déplient, toutes valorisées de manière égale, toutes féminines de manière égale.
Luna est aussi liée aux ressentis que nous avons, à nos émotions. Ces montées et descentes en vagues sont beaucoup comme des marées naturelles, et viennent d'une source instinctive et inconsciente. Plus nous nous sommes devenus polarisés, tendus vers le masculin et le "solaire", plus la "science" a dominé. Des approches sans ressenti pour le cosmos prédominent dans notre pensée. La science, dominée par la perception "objective", est notre dieu. Les niveaux plus profonds et émotionels de perception sont souvent réprimés. La vie intelligente de l'univers et de tout ce qu'il contient est relégué au monde du ridicule. A cause de cela, nous devenons souvent aliénés par la lumière de monde de tous les jours, dirigés par une objectivité stérile. Lorsque nous commençons à découvrir la lune, nous découvrons un monde que nous avons espéré, qui valide de nombreuses parties de nous-mêmes dont nous avons peut être été effrayées et rendues honteuses. En physiques quantiques, on a découvert qu'il n'y a pas réellement de chose telle que l'objectivité, parce que tout phénomène observé est toujours affecté par l'observateur, même un phénomène mécanique. La réalité subjective n'est plus une bizarrerie face à la réalité objective. Tout le fond de la matière est vivant, ressentant, et intelligent.
Dans son magnifique livre Woman's Mysteries, Esther Harding souligne que nous manquons terriblement d'éducation émotionnelle. On ne nous apprend pas à s'occuper de nous émotions, en particulier celles qui sont les plus intenses qui émergent avec la naissance, la mort, la passion, et la séparation. Tandis que les anciennes cultures développèrent des rituels dans ce but, la nôtre nous apprend la répression, et à éviter les états de ressentis les plus profonds. De la sorte, nous ne connaissons jamais la libération, ou épiphanie, que les anciens rituels permettaient à nos sages prédécesseurs. A la place, nous devenons des robots intellectuels, compulsant brillamment des données pour la ligne de production, et ne ressentant ou n'expérimentant jamais les parties les plus profondes de nous-mêmes. Typiquement, dans la société moderne, il en résulte les cancers, les crises cardiaques, l'hypertension etc ...
Les personnes qui peuvent être appelées "lunaires" ont des pensées profondes, sont vulnérables, émotives, passionnées, sensibles, psychiques, hautement intuitives, sensuelles, rêveuses, passives, douces, instinctives, spontanées, sauvages, ... toutes les qualités associées avec le féminin, toutes réprimées à un certain degré dans le patriarcat. Par extension, une culture qui est proche de la lune soutiendra généralement ces qualités. Dans notre culture, les qualités "masculines", souvent appelées "solaires", sont considérées désirables : l'aggressivité, l'action, le courage, l'effort, la compétition, le côté batailleur, la conquête, l'héroïsme, la maitrise, la force physique, le pragmatisme, le matérialisme, etc ... Nous sommes une société dont la psyché est coupée nettement en dessous du milieu. Les hommes et les femmes occupent leurs positions sur l'un des côtés de cette division, avec des entrecroisement occasionnels comme des femmes machos et des hommes mauviettes. Tout le monde souffre parce que l'union seule peut amener l'entièreté et la paix. On apprend aux hommes à être des durs à cuire, à prendre ce qu'ils peuvent, et à rechercher le top. Les femmes les soutiennent à leurs propres manières, ou prennent elles-mêmes le wagon du "je prends tout ce que je peux". Celles qui restent du côté lunaire sont les victimes de la brutale maison solaire, enfermées, effrayées du risque, obéissantes ou dans les zones sous-terraines, tendant à être dénuées de tout pouvoir dans le monde d'aujourd'hui.
Harding valide la nature cyclique de nos personnalités. Elle suggère que nous nous mettions en phase avec nos flux et nos reflux, ou nos saisons intérieures de lumière, pleines, et sombres, et d'apprendre à organiser nos vies en fonction de cela. Nor Hall va aussi en profondeur dans son livre The Moon and the Virgin, et décrit la personnalité féminine en relation avec les phases de la lune. Tant Hall que Harding sont Jungiennes, et donc quelque peu limitées dans leur perspective du masculin/féminin, mais leur recherche au sein du côté obscur de l'être est inestimable.
La lune noire de l'être est une période de retrait du monde de tous les jours. Elle offre une opportunité de communier avec nous-mêmes et d'être à l'écoute du potentiel créatif qui est en nous. Retourner à de mode de vie requiert de quitter l'approche de la course, et de valider la lenteur, le retour vers l'intérieur, et l'ici et maintenant.
Dans les cultures "primitives", les femmes se retiraient de la société durant le temps de leurs pertes de sang. C'est l'origine du concept de "tabou", qui signifiait que quelque chose était mis à part parce qu'il était sacré. Plus tard, il en vint à signifier quelque chose de dangereux ou de maudit. Les menstruations sont des périodes vulnérables et très psychiques pour nous, et beaucoup de pouvoir peut etre retrouvé en les honorant. Avant l'industrie et l'électricité, les femmes saignaient en général à l'unisson lors de la lune noire. Le retrait du monde était un rituel - un évènement commun parmi les soeurs, lorsqu'elles saignaient dans la terre, conservaient leur sang pour les cérémonies, échangeaient les mystères et le soutien mutuel.
Le concept de Lunaception, tel qu'il est développé par Louise Lacey, provient de la découverte que la lumière affecte directement nos cycles de fertilité. On a trouvé que lorsque les femmes dorment dans une totale obscurité, en ayant une lumière douce juste trois nuits par mois, elles pouvaient contrôler leur ovulation et leur temps de saignement. Apparemment, lorsque nous avions la lumière naturelles de la lune, et aucune interférence de lumière artificielle, le temps de la pleine lune était le temps de l'ovulation, et le temps de la lune noire était le temps des règles.
A cause de la périodicité du saignement des femmes, les premiers calendriers furent gardés en observant son flux et son reflux. Les cornes des animaux retrouvés dans les fouilles du Paléolithique avaient des lunes gravées en elles en séries, du croissant en passant par la pleine lune, jusqu'à la lune noire. Ces rythmes étaient notre première méthode de mesure, qui conduisit à de nombreux autres dont les sciences bénéficient aujourd'hui. Ainsi, la vraie magie et la vraie science sont une. Le flux de la lune est à la racine de tout avancée culturelle.
"Celle qui saigne, mais qui ne meurt pas ..."
Parce que les femmes pouvaient faire pousser les épis en les fertilisant avec leur sang, donner naissance à des enfants et mesurer le temps, elles étaient particulièrement étonnantes aux yeux des hommes. C'était le cas en particulier avant la découverte du rôle du sperme dans la procréation. Les hommes ne peuvent saigner qu'en perçant leur corps, ou de manières violentes.
La vulve était une source de respect dans de telles cultures, et de nombreuses statues et dessins ont été trouvés, représentant des déesses avec des parties génitales sacrées particulièrement proéminentes. Tout rituel était né de la vénération de la source sacrée de la vie et de la connaissance. L'autel en forme de jupe était les genoux de la Mère, le bol de vin ou de sang était son utérus et sa vulve pourvoyeuses de tout, la tasse de lait était sa poitrine nourricière, la tranche de pain était son grain nourricier, grandi de son corps de terre.
Tandis que les hommes devinrent progressivement jaloux d'un tel pouvoir merveilleux, ils commencèrent à dénigrer le sang et les corps des femmes. Dans le même temps, ils développèrent leurs propres rituels de sang par imitation : la circoncision, la sub-concision (couper le pénis sur son long, pour lui donner un aspect sanguinolent et vaginal), la crucifixion, et les opérations. Les femmes furent exclues des rituels et on leur refusa l'accès aux mystères qu'ils avaient inventé. Les mythes de la malédiction des corps féminins et du sang devinrent les armes de conquête des hommes.
Aujourd'hui, nous faisons face à la tache accablante de guérir ces grands domages faits aux femmes et à la société. Beaucoup de la terrible souffrance que nos soeurs expérimentent durant leur flux menstruel peut trouver leur origine dans les blessures psychiques infligées par ces attitudes phallo-centrées.
Le sang est plus que fertilisant : il est aussi vibrant d'énergie psychique. Rien de scelle un sort aussi fort que le sang. Il est guérisseur et affirmatif que de garder la trace de notre flux menstruel en relation avec les phases de la lune. Alors que les lunes s'écoulent, vous devriez commencer à voir son motif. Certaines femmes saignent à la pleine lune, d'autres à la nouvelle lune ; trouvez vos propres cycles. Vous deviendrez aussi sensibles à vos temps fertiles, ou temps d'ovulation, vos hauts et vos bas dans les émotions et votre énergie durant le mois.
La lune affecte la fertilité des femmes et de toute autre vie sur terre. Les fermiers font leurs plantations selon la lune depuis aussi longtemps qu'on peut se souvenir. Du ventre sombre et inconnu de la nuit surgit la vie nouvelle, initiée par la lumière germinatrice et fertilisante de la lune. Sa lumière spéciale et déviante envoit des rayons ultra-violets dont on a trouvé une influence sur la croissance des plantes. On a dit que la pathénogénèse s'accomplit en exposant nos ventres et nos parties géntiales nus à la lumière de la pleine lune. De nombreuses espèces animales s'accouplent en fonction des cycles de la lune. le temps de la pleine lune est connue comme un moment intensément fertile. C'est l'énergie instinctive d'Aphrodite, honorée par le passé avec un rituel d'amour par les peuples orientés vers la nature.
Aujourd'hui, le temps de la pleine lune est souvent un moment de folie. Des crimes sont commis, des états "lunatiques" de folie sont exprimés. Dans le tarot patriarcal, on rapporte que la carte de la Lune signifie la folie, ou l'instabilité mentale. Ce qui fut autrefois honoré avec un rituel d'amour sacré est devenu une énergie explosive et destructrice.
Sur la Ligne des Valeurs Duelles Patriarcales
SOLAIRE * LUNAIRE
Bien * Mal
Lumière * Obscurité
Masculin * Féminin
Stérile * Fertile
Propre * Sale
Sacré * Profane
Raison * Folie
Vie * Mort
Contrôle * Chaos
Dur * Doux
Aggressif * Passif
Productif * Paresseux
Net * En désordre
Lisse * Chevelu/poilu
Anguleux * Ondulant
Partie gauche du cerveau * Partie droite du cerveau
Efficace * Artiste
Objectif * Subjectif
Devant (Plus haut) * Derrière (Plus bas)
Cette liste est un petit échantillon du système de croyances avec lequel nous avons à faire dans cette société présente. La déchirure commence avec une forme pensée, et peut renvoyer à ce simples structures symboliques. (par exemple, le symbole du yin/yang de l'Orient, la dichotomie soleil/lune des alchimistes, l'anima/animus des adeptes de Jung, l'univers des dieu/déesse des Druides, et le tétragrammaton des magiciens) Dans tous ces systèmes, il y a une tentative d'honorer et de donner l'égalité aux deux parties de la polarité, mais ne vous y trompez pas. Alors qu'ils prétendent créer un monde qui soutient le féminin, ils perpétuent encore la dichotomie, et par là les rôles stéréotypés qui nous oppriment tous. Cela est, je le crains, le défaut fatal des mouvements parmi les plus avancés tels que le Néo-Paganisme, la Sorcellerie moderne et les spiritualités New Age. La libération ne peut venir qu'en retournant à la Grande Ronde.
Les études sur la foi druidique des contrées celtiques révèlent que leurs rituels concernaient le corps des femmes et étaient synchronisés
avec les flux sexuels et saisonniers, aussi bien que sur les marées de l'océan et de la terre. Ils connaissaient les lignes ley ou les flux magnétiques au sein de la terre elle-même, et
construisaient leurs sanctuaires circulaires et leurs monuments le long de ceux-ci. Le rituel de la communauté avait lieu en même temps que l'alignement de ces forces magnétiques de de flux,
aussi bien que les forces intérieures de l'inspiration mythique. Ces pratiques révèlent beaucoup de sagesse et une certaine adhésion aux principes de l'énergie féminine. Toutefois, comme le
Druidisme nous vient sous une forme de dichotomie masculin/féminin, nous ne pouvons que conclure que les influences corruptrices avaient déjà pris le pas.
Notes de traduction : Je ne vais pas évoquer les quelques chocs de l'historienne qui vit en moi (un peu comme le serpent Kundalini) en traduisant l'histoire mytique proposée
à plusieurs endroits ici. Mais en dehors de cela, ce texte a assez de valeur pour mériter d'être connu.
