Attention, vous allez pénétrer un lieu étrange où tout peut arriver ...

 

Bienvenue dans le blog spirituel d'une sorcière et prêtresse de la tradition wiccane dianique ascendant discordienne. Blog spirituel dans tous les sens, temple un peu mystique mais pas illuminé, regard objectif et subjectif d'une croyance, de pratiques et d'un mode de vie.

Humaniste, ironique, voltairienne, empêcheuse de tourner en rond, intellectuelle, intuitive, insolente, contemplative, militante et passionnée, réconciliatrice des contraires et antagonismes ; voilà un peu pour me définir ainsi que l'esprit de ce blog.

Par Thémis et Eris, bonne visite à vous !

Pour tout commentaire plus ou moins élogieux ou outré, c'est ici .

Dimanche 28 septembre 2008



Cette méditation est à pratiquer, avec comme fond sonore, une musique de type indus :


" Vous êtes un déchet nucléaire ... vous flottez dans une rivière radioactive ... vous vous sentez dévier par des courants vaseux ... concentrez vous sur votre nature ... vous prenez soudain conscience que vous êtes fluorescent ... vous dérivez toujours au gré de la rivière radioactive ... vous vous sentez ne faire qu'un avec cette Rivière de la Magie ... vous observez votre fluorescence ... de quelle couleur êtes vous? ... quelle(s) forme(s) revêtez vous? ...

Vous flottez toujours, vous dérivez, vous êtes un déchet nucléaire fluorescent ... une grande paix intérieure vous habite ... vous vous sentez au coeur de l'essence même des choses ... vous prenez conscience de la place prépondérante de l'égrégore chimique et industriel de la Déesse Terre et de l'Univers ... vous sentez dans chacune de vos cellules radioactives que vous avez touché là un des plus grands mystères de la Création ... Vous flottez, vous vous laissez dériver, vous vous sentez bien, à votre place, bercé par des forces immenses et insondables ... vous êtes la Grande Rivière de la Magie ...

Mais soudain, vous remarquez qu'un groupe d'hommes s'approche de vous ... il s'agit d'une équipe de dépollution de Greenpeace ... vous savez alors que vous êtes en danger ... ayant désormais appris les Mystères, l'évidence s'impose à vous : vous n'allez pas vous laisser faire ... vous êtes un déchet nucléaire, vous savez qu'ils en veulent à votre existence même ... vous cessez de vous laisser dériver dans la rivière radioactive ... vous commencez à ramper dans la vase vers le bord de la rivière ... vous êtes fluorescent ... vous comprenez que vous avez été repéré de loin et qu'il est inutile de tenter de vous cacher ... mais c'est à ce moment critique que vous ressentez la présence d'autres déchets qui, comme vous, sont unis dans la connaissance des secrets de la Rivière de la Magie ... vous rampez ensemble vers l'équipe de dépollution de Greenpeace ... qu'allez vous faire ?... allez-vous les attaquer? ... allez-vous tenter de dialoguer avec eux ?... allez vous essayer de les convaincre de devenir, eux aussi, des déchets radioactifs? ... centrez vous ... que vous dit de faire la rivière radioactive? ... Elle est votre Mère à tous ... que souhaite-t-Elle faire de vous et d'eux ?...


Ecoutez ce qu'Elle a à vous dire, à vous conseiller. La suite de la méditation vous appartient, le futur n'est jamais écrit à l'avance ...


Lorsque vous avez terminé, revenez progressivement à vous en prenant note de vos membres et de vos cellules non radioactives (normalement) et écrivez immédiatement le résultat de cette expérience dans votre Livre des Ombres ! "


Testé et approuvé en soirée d'anniversaire discordienne dans une cave new-wave indus. Bon anniversaire à moi-même !

Par Hédéra - Publié dans : Capharnaüm discordien
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Jeudi 25 septembre 2008


Le rituel bat son plein. Les bras levés, la Déesse invoquée, les forces mises en branle, brassées tout autour du cercle, les énergies mises en circulation.

Et alors, c'est l'Appel. L'Appel à la Rivière de la Magie, l'eau a été versée et tous se penchent au dessus de la grande coupe de cristal pour y contempler les reflets et y projeter des visions de la Lune. Sous nos yeux, la coupe devient perle lunaire, l'Oeil de la Lune. Ses vibrations, ses radiations, irradient, emprisonnent qui y plonge le regard, qui s'abandonne au flux de la Rivière, de la pluie, de la Lune. Le Flux.

Les paroles sacrées sont prononcées. Les prêtresses, les bras levés, intensifient l'écoulement de la Magie. La Lune brille par delà le ciel au dessus du cercle, sa lumière d'argent baignant les sorcières et sorciers, s'insinuant en eux, les emplissant entièrement. Il y a tout le poids des forces cachées qui s'abat, comme une averse soudaine et constante. Les images émergent, les visions s'imposent, si écrasantes que les genoux ploient et que les jambes chancellent. Les larmes jaillissent dans une extase de souffrance et d'émerveillement. C'est la Révélation.

Demain, tout sera redevenu calme et serein. Demain, malgré tout, les genoux ploiront et les jambes chancelleront, devant le chemin immense et effrayant de la Réalisation.

Par Hédéra - Publié dans : Rituels dianiques
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Jeudi 18 septembre 2008



Il ne faut jamais écouter ce qu'on raconte à la télé ou dans les bistrots, une loi mathématique doit exister et s'accorder pour dire que c'est immanquablement faux. Il faut avoir découvert ce qu'est la vie de prof pour en parler, et constater que c'est une vie vraiment bien chargée et remplie! Entre les heures de cours effectives, les heures passées à rédiger les cours, les devoirs, faire les corrigés des devoirs et corriger les chefs d'oeuvre de nos petits génies, en fait, on en vient à se demander si on ne va pas tout simplement établir domicile au lycée ...

Bref, une rentrée qui s'est bien passée, une nouvelle vie trépidante pleine d'amusement avec mes nouveaux disciples bien sympatiques et en excellente santé (traduction : bien remuants comme tout bon adolescent qui se respecte), dont certains sont de sacrés petits rigolos.

Il me semble ne pas avoir été aussi occupée depuis des lustres, mais pourtant, ça me semble enfin et de nouveau "sain", stable, concret.

 

La conséquence de tout cela s'est sûrement un peu remarquée : je déserte quelque peu ces lieux (et le net de manière général ; mes plus sincères excuses pour ceux qui m'ont récemment écrit sans recevoir de réponse), faute de temps, ou d'énergie dans mes fins de journées, pour ce qui m'en reste. Peut être faut-il le temps de s'habituer à cette vie nouvelle pour retrouver plus de temps à moi. A moins que je ne prenne définitivement la poudre d'escampette et que je ne cesse de tenir ce blog. Je verrai. C'est bizarre, les effets secondaires d'un retour au lycée. On a beau y revenir en prof et adulte, je me sens retrouver mes 16 ans parfois, déborder d'énergie et prête à explorer, et éventuellement conquérir, tous les univers. La Jeune Fille couronnée Reine semble au rendez-vous.

L'automne approche. Les temps à venir seront doux.

Et en attendant, si je ne reparais pas trop souvent, ceux qui me cherchent savent où me trouver ...


Amstramgram, Pic et Pic et Colégram ...

Par Hédéra - Publié dans : Marasmes et éclats d'esprit
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Jeudi 4 septembre 2008


Demain, c'est la "traditionnelle" réunion de rentrée du coven. En somme, ce sera l'occasion de se réunir pour un bon dîner, dans mon nouveau chez moi. L'une d'entre nous étant annoncée absente pour raisons professionnelles, nous serons donc cinq autour de la table, en comptant Breven, qui vient pour nous rencontrer tous afin que nous puissions discuter ensemble.

Seulement voilà, il a fallu acheter beaucoup de choses pour meubler cet appartement, en partant de presque zéro (mais en devant caser une tonne de livres) ; nous avons donc entre autre aquis une table et quatre chaises. On voit tout de suite le problème : il en manque fatalement une. Et il n'est pas possible de rapprocher le canapé.

J'avais prévu d'aller acheter une chaise pliante cette après midi pour palier à ce souci, mais (une fois de plus) la Déesse remarqua probablement mon embarras et se chargea pour moi de régler ce problème. Alors que je rentrais du lycée où j'enseigne, que ne vois-je pas, à quelques pas de chez moi? Une chaise pliante, un peu abimée sur le coussin, mais tout à fait en état de marche, laissée là en débarras. Ni de une, ni de deux, je comprends le signe divin qui m'est envoyé et j'embarque avec moi la chaise.

Moralité de cette petite histoire : convertissez vous, bande d'infidèles, et vous trouverez régulièrement sur votre route des chaises, des tables, des fauteuils et qui sait, des billets de loto gagnants! Alors n'hésitez plus, en plus c'est gratuit (mais ça vous prendra un bon morceau de votre temps - ben oui! on n'a rien sans rien, on s'engage ou on ne s'engage pas! -).

Dire que ça fait des siècles que les religions se battent à coup d'arguments alors que de tels épisodes manifestent de la manière la plus flagrante toute la grande Vérité de l'univers! Impressionnant n'est ce pas?
Par Hédéra - Publié dans : Capharnaüm discordien
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Lundi 25 août 2008


" [...] Nos magistrats ont bien connu ce mystère. Leurs robes rouges, leurs hermines dont ils s'emmaillottent en chats fourrés, les palais où ils jugent, les fleurs de lis, tout cet appareil auguste était fort nécessaire ; et si les médecins n'avaient des soutanes et des mules, et que les docteurs n'eussent des bonnets carrés et des robes trop amples de quatre parties, jamais ils n'auraient dupé le monde qui ne peut résister à cette montre si authentique. S'ils avaient la véritable justice et si les médecins avaient le vrai art de guérir, ils n'auraient que faire de bonnets carrés ; la majesté de ces sciences serait assez vénérable d'elle-même. Mais n'ayant que des sciences imaginaires, il faut qu'ils prennent ces vains instruments qui frappent l'imagination à laquelle ils ont affaire ; et par là,en effet, ils s'attirent le respect. Les seuls gens de guerre ne sont pas déguisés de la sorte, parce qu'en effet leur part est plus essentielle, ils s'établissent par la force, les autres par grimace."

Pascal, Pensées, 82


J'adore me déguiser. Je n'ai même pas souvenir de quand ça m'a pris, tant je me rappelle (photos à l'appui au besoin) avoir commencé une fois que j'étais assez grande pour tenir sur mes jambes et fouiner dans les commodes de ma mère. Et donc, j'ai passé mon enfance à faire ça avec mes amies. J'ai tout été : des princesses bien sûr, mais en grandissant, j'affectionnais surtout la danseuse orientale, ainsi que les prêtresses inca, gréco-romaine ou indienne. Je ne me contentais pas de me déguiser bien-sûr, nous jouions au personnage que nous incarnions ; tout l'intérêt était là, c'était bien le but final du déguisement.

Comment ne pas admettre l'intérêt particulier que j'ai pu ressentir en considérant tout le potentiel d'un cheminement spirituel et magique au niveau de l'habillement? Il faut bien le dire, et même trivialement, ça faisait drôlement classe de s'imaginer en habit (robe et bijoux) de grande prêtresse de telle ou telle tradition ancienne ou actuelle. Est-il bien nécessaire d'ajouter que l'une des permières choses que j'ai faites, pour mes premiers rituels de mon adolescence, c'était de me confectionner une robe rituelle digne de ce nom. Et il était tout aussi évident que pratiquer en groupe ou en coven sans une tenue rituelle pour tous (la même, de préférence) aurait été parfaitement inapproprié, voir manquerait complètement de style sacré! Allons, à quoi bon pratiquer en coven si on n'est pas bardé d'uniformes et d'insignes mystiques, ésotériques ou au moins, inspirant une grandeur des temps passés ... [se perd en rêveries de cette belle Old Religion]

Bon, trève de plaisanterie, cette phase m'est fort heureusement passée depuis belle lurette. Depuis ces grandes eaux qui ont coulé sous mes ponts, je n'ai rien contre le fait d'harmoniser l'habillement à un rituel, tout comme on prend un encens plus indiqué qu'un autre ou qu'on choisit différentes couleurs de bougies. L'habit créatif participe toujours pleinement de mes pratiques, et toujours pour dire les choses trivialement "je m'éclate" avec mes habits rituels. Ou pas, ça dépend de l'humeur et du ressenti. Je suis la voie expérimentale ; je n'ai aucune habit rituel spécifique, mais je peux m'en composer selon les circonstances avec ce que j'ai dans ma garde robe. Et intuitivement, quand je vois (lis, entends, rencontre etc ...) des personnes toutes emmaillottées dans des habits rituels élaborés, au fond de moi, je ricanne gentillement, en me demandant pourquoi tout ce déploiement de fanfreluches et de tralalas à tendances potentiellement égotiques. Depuis quand faudrait-il tout ça pour être un authentique sorcier, une authentique prêtresse, un ou une marcheur(se) sur les sentiers initiatiques? Des siècles ont passé, mais les propos de Pascal restent tellement vrais. Combien de fois me suis-je demandée si les habits rituels des diverses sociétés religieuses ou occultes, du 18e siècle à nos jours, des druides, Franc-Maçons, à la Golden Dawn en passant par les cercles privés sans prétention, ne servaient finalement à rien d'autre qu'à imposer une image matérielle d'une aspiration d'être : être prêtre, être sorcière. Ici, l'habit fait le moine. Ici, tout y est codifié, tout y est présenté cartes sur tables. J'ai cet habit, je suis telle personne dans la hiérarchie établie, et donc, je possède telle sachesse, tels pouvoirs, telle évolution spirituelle. L'habit est la vraie carte d'identité de l'occultiste. Pas étonnant alors qu'une telle pression psychologique se focalise autour de l'apparence.

Avec le temps, et ce peut être abusivement parfois, j'ai fini par me faire des opinions sur les gens ou les groupes proportionnellement à l'attention qu'ils portaient à la tenue rituelle et à tout ce qui sert de décorum aux rites (non pas la beauté d'un autel pour une célébration, mais l'éventuelle pièce spéciale, les objets précieux et non indispensables, l'éventuelle pièce aménagée servant de temple ...). En somme, plus ils semblaient vouloir en mettre plein les yeux, moins il y avait de matière à se nourrir chez eux. Comme cette histoire de confiture sur la tartine, moins on en a, plus on l'étale. D'ailleurs, il est fréquent d'entendre ou lire que plus un mage est rompu à son Art, plus celui-ci peut se passer d'outils rituels, qui ne sont que des supports.

Avec Gardner, on croit avoir résolu le problème. C'est skyclad, un point c'est tout. Bon, pourquoi pas, égalité au sein du cercle. Une idée plutôt éclairée à vrai dire, mais qui, soyons réalistes, demande beaucoup à la fois de l'individu devant passer outre la pudeur habituelle, mais aussi au niveau du groupe où il vaut mieux être deux fois, voir trois fois sûr qu'on peut vraiment entrer dans un tel cercle "en parfait amour, et surtout en parfaite confiance". Et comme on connait tous le monde bien réel dans lequel on vit, il faut bien conclure que ce n'est pas une mince affaire. Ou bien que ça peut marcher un temps, mais que ce n'est pas garantie ad vitam aeternam. Sans parler que la hiérarchie a toute sa place et qu'on conserve les insignes rituels. On n'a finalement enlevé que la belle robe de lin fin brodée d'or, et on a gardé tous les bijous, parfois imposants, qui allaient avec la robe. La nudité dans la wicca gardnérienne, ce n'est finalement qu'un habit rituel comme un autre, similaire à tout autre habit d'une société occulte "normale".

Dans tous les cas, à un moment ou un autre, plus souvent au début qu'en milieu d'apprentissage ou de cheminement, la question de l'habit tombe avec la même importance que l'usage d'une baguette ou d'un athamé. Certains cursus initiatiques, en société ou coven, incluent la confection de la robe rituelle dans le parcours d'enseignement qu'ils proposent. C'est donc bien que la robe rituelle doit avoir une utilité similaire à celle d'un athamé ou d'une baguette! Pour connaître quand même un peu "les filons du métier", il faut bien reconnaître à leur décharge l'influence qu'un habit différent de l'habit ordinaire exerce sur l'esprit. Ainsi, une personne peut plus facilement se couper de sa vie profane et "entrer" dans le rituel, et ce, de la même manière que ce fameux décorum dont je parlais. Les mystères dionysiaques (et les autres aussi) connaissaient déjà ça : on plante un décor de théâtre, on met des habits totalement différents de ceux du quotidien, et la pièce peut commencer. Dionysos, n'était-il pas patron du théâtre à Athènes?

Oui, mais! Si on songe aux personnes vivant dans l'Antiquité, elles changeaient un peu la forme de leurs toges, elles nouaient des rubans, mettaient des voiles, jouaient sur les couleurs. Les clergés avaient leurs vêtements spécifiques, mais tout cela restait parfaitement dans le cadre de la mode de ces époques. Plus tard, le Moyen-Âge conserva cette tradition ancienne, et on peut ainsi admirer de magnifiques Vierges ou autres saints portant les habits de l'époque à laquelle vivait l'artiste qui les as réalisé. Longtemps, j'ai été assez sidérée de voir des personnages de l'Antiquité porter des colants typiques du XVe siècle et des Maries revêtir de délicates et magnifiques robes de la Renaissance. Enfin quoi, me demandais-je, ces gens ne savaient donc plus comment on s'habillait dans l'Antiquité? Ils pourraient faire plus réaliste! Oui mais voilà, là n'était pas leur but, et en effet, ils savaient comment on se vêtissait au temps de Jésus, puisque des statues antiques existaient encore et qu'ils en avaient connaissance. En tous cas, ça n'empêchait pas de concervoir des saints et un clergé avec des vêtements influencés par leur époque propre. Alors donc, à quoi bon s'efforcer de nos jours à vouloir reproduire (souvent de manière assez malheureuse en plus ...) des costumes antiques, plus imaginés, fantasmés, qu'historiquement corrects?

Les habits rituels, pourquoi pas. Même totalement pour en fait, compte tenu de cette capacité qu'ils ont à couper de la réalité quotidienne et participer au drame sacré. Mais est-il nécessaire de se ... hum... ridiculiser avec des soi-disants reproductions de robes rituelles antiques de la tradition ou religion lambda? J'ai en tête la photo d'Aleister Crowley en pharaon ; ma foi, soit il se savait tellement grand que le ridicule n'était pas censé l'égratigner, soit il avait vraiment une idée très kitsch de la magie cérémonielle. Au delà de la simple appréciation de goût, ces tentatives de reproductions vestimentaires vont de pair avec les reconstructionnismes. Des aspirations tournées vers le passé, où en fait, ni le présent ni le futur ont leur place (sauf pour le présent en fait, qui montre à quel point le résultat semble éloigné de la réalité passée). Si nous avions gardé la mentalité ancienne et médiévale, nos tenues rituelles seraient parfaitement actuelles, tout en conservant des grandes lignes qui se modifient plus lentement. Il me vient à l'idée que la tenue rituelle la plus pérenne actuellement serait probablement un jean et T-shirt sacrés. Les années passent, la pratique reste. Tout comme c'était le cas des toges antiques. Alors après, pourquoi pas y ajouter des insignes rituels, des badges ou autres trucs en plastique. Cela ne me semble pas moins digne à notre époque qu'une robe il y a 2000 ans. Ce serait simplement plus représentatif de notre présent, et potentiellement plus en rapport avec notre futur plus ou moins proche.

Tout simplement, m'est avis que la prêtresse, le sorcier, la magicienne ou le mystique de nos jours a toutes les raisons du monde d'être une femme ou un homme de son temps, parfaitement non déphasé et se coulant dans le contexte actuel pour mieux le dépasser et non le fuir.

C'est fou quand même tout ce qu'on peut trouver à penser ou à dire quand on part de la symbolique des habits! Je m'arrête là parce que je n'ai pas l'intention d'écrire un traité, mais je sais comme on pourrait encore trouver pas mal de grain à moudre.

Par Hédéra - Publié dans : Anthropologie contemporaine
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